Paix et du vivre ensemble. Les bloggeurs et les influenceurs web s’engagent

Au cours d’une réunion avec le ministre de la Communication, ils ont émis la volonté de produire des contenus qui promeuvent ces valeurs.

Pierre NGOM

Le ministre de la Communication a tenu une réunion ce 11 octobre 2018 avec les bloggeurs et influenceurs web. Au centre de cette rencontre entre Issa Tchiroma Bakary et les acteurs de ces nouveaux métiers de l’information et de la communication, il s’est agi entre autres d’échanger sur les projets que le gouvernement souhaite engager dans les mois à venir dans les secteurs des communications digitales et de l’implication de tous dans l’amélioration de l’image de marque du Cameroun. Les bloggeurs et influenceurs présents ont montré leur volonté de contribuer efficacement à la production des contenus web qui promeuvent la paix et le vivre ensemble. Car il est plus que jamais nécessaire de barrer la route au tribalisme et à la désinformation de la population.

À cette occasion, le ministre de la Communication a annoncé la création imminente d’une agence virtuelle d’information qui servira d’agence de presse et qui servira de support crédible et vérifié pour les différents organes de presse. A rebours de la tendance en cours en Afrique centrale qui vise à restreindre l’accès à l’Internet ou aux réseaux sociaux, le Cameroun choisit de travailler avec les blogueurs et les influenceurs web. Une démarche qui correspond à ce que recommandent les spécialistes pour lutter contre les fausses informations et la manipulation susceptible de mettre en péril la paix et le vivre ensemble.

« Face à la propagation des messages de haine, de tribalisme, il serait préférable de mettre en place une taskforce digitale capable de répondre efficacement et en temps réel aux « fake news », en opposant aux infos manipulées des infos officielles crédibles. Pour la diffusion de ces messages, on pourrait mettre à contribution des influenceurs identifiés. C’est ce que font, par exemple, plusieurs gouvernements des pays occidentaux », expliquait Beaugas Orain Djoyum dans une interview au journal Intégration en début du mois de septembre.  Pour le directeur général du cabinet de veille stratégique et d’e-réputation, ICT Media Strategies, cela implique tout de même un changement d’habitude et d’attitude de la part des gouvernements dans le circuit de validation des informations à publier. Car, explique-t-il, « sur les réseaux sociaux, plus vous retardez à apporter la bonne information, plus vous contribuez à la propagation de la fausse information. Cela va très vite ». Le ministre de la communication veut donc prendre le taureau par les cornes avec notamment la mise en place de l’agence virtuelle de presse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

quatorze − quatre =