Emprunt obligataire : L’État du Cameroun engrange 80 milliards de F CFA

Au lieu de 50 milliards de F CFA, l’emprunt obligataire, connu sous son nom technique de « ECmr 5,90% net 2013-2018 » et récemment souscrit par l’État du Cameroun, a produit 80 milliards de F CFA. L’information est révélée par Alamine Ousmane Mey, le ministre camerounais des Finances. Ce qui, aux dires du grand argentier du gouvernement camerounais, est la preuve de la qualité de la signature de l’État du Cameroun et de la confiance dont ce dernier jouit auprès des opérateurs économiques.

Lancée en décembre dernier, cette opération visait à trouver 50 milliards de F CFA en vue d’assurer la participation de l’État au financement de certains de ses projets dont, notamment le barrage de Memve’ele, la construction de certains axes routiers et le complexe industrialo-portuaire de Kribi.

Le capital de cet emprunt est rémunéré à un taux de 5,6% net par an. L’opération a été menée avec succès grâce au concours de la Société camerounaise de banque (SCB Cameroun), filiale camerounaise de la banque marocaine Attijariwaffa, et de la Douala Stock Exchange, la bourse mobilière de Douala.

Le ministère des Finances et la SCB ont demandé et obtenu de la Commission des marchés financiers, le régulateur du marché financier, l’autorisation d’exercer la sur-allocation contenue dans la note d’information relative à cette émission. Ce qui a permis à l’État d’encaisser les 30 milliards supplémentaires de cette opération.

Depuis quelques années maintenant le Cameroun recourt à l’emprunt obligataire pour financer son économie. Avec un succès certain puisque plus de 561 milliards de F CFA ont déjà ainsi été récoltés.

Le succès de l’emprunt obligataire va au-delà des frontières camerounaises. À preuve, l’emprunt obligataire lancé par le Tchad a été mobilisé au Cameroun à hauteur de 58,3 milliards de F CFA, soit près 70% des 85 milliards CFA sollicités. On rappelle qu’en 2011 déjà, le Tchad avait souscrit un emprunt obligataire de 100 milliards de F CFA dont plus de 50% avait été mobilisé au Cameroun.

Par contre, un emprunt obligataire lancé l’année dernière par l’État du Gabon à travers la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) et la BGFI Holding, un groupe bancaire gabonais, a été jugé illégal par la Commission des marchés financiers pour n’avoir pas reçu ni son autorisation, ni son visa.

Marc OMBOUI

Cameroon Report

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