Chemin de fer Kribi-Edéa. Les travaux de topographies engagés

C’est un pas significatif dans la conduite de ce grand projet du président de la République.

Pierre NGOM

Le président Paul Biya poursuit son œuvre de construction et de modernisation du Cameroun. Dans un futur très proche,  la ligne de chemin de fer entre Kribi et Edéa sera une réalité. Des progrès sont en effet enregistrés ces dernières semaines dans la conduite de ce dossier. Une mission de surveillance multilatérale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centre (Cemac), qui a séjourné au Cameroun entre le 16 et le 30 juillet, s’en est d’ailleurs rendu compte. Dans le communiqué de presse de fin de mission, l’équipe conduite par Jean-Claude Nguemeni, directeur de la surveillance multilatérale, s’est «réjouit en outre des travaux topographiques déjà engagés pour la mise en place d’un chemin de fer entre Kribi et Edéa». Ces travaux vont permettre de recueillir l’ensemble des données permettant de réaliser cette infrastructure.

Si la Cemac s’intéresse à ce projet, c’est parce qu’il est très important pour le fonctionnement optimal du Port autonome de Kribi donc l’impact sur l’économie du Cameroun et de la sous-région n’est plus à démontrer. Une ligne de chemin de fer facilitera en effet  l’acheminement des marchandises à exploiter jusqu’au port et l’expédition des produits importés vers les zones de consommation. Surtout que, c’est une ligne de chemin de fer moderne qui y est prévu.  Les voies ferroviaires seront  construites avec un rail de 50 kg et un écartement de 1,435 mm. Selon les experts, ces caractéristiques faciliteront l’acquisition des équipements mobiles (locomotives, wagons) et un système de signalisation adapté au réseau de fibre optique (télésignalisation). Le gouvernement a par ailleurs opté pour une voie double. Les trains voyageurs vont circuler à une vitesse comprise entre 170 et 150 km/h alors que les trains marchandises auront une vitesse maximale de 90 km/h.

La ligne Kribi-Edéa est l’un des quatre tronçons de chemin de fer à construire à court terme selon nouveau plan directeur ferroviaire. Au total, ce sont 1 719,6 km de linéaire à mettre en place pour un coût d’environ 8 464 milliards de francs CFA. En plus d’Edéa-Kribi, les lignes Mbalam-Kribi, Douala-Limbe et Ngaoundéré-Douala sont aussi prévues. La rentabilité économique de ces nouvelles lignes ferroviaires consiste à relier les principaux ports aux zones minières du pays pour faire émerger l’industrie camerounaise. Le gouvernement envisage ainsi de tirer meilleur profit des projets en cours d’extraction du fer de Mbalam à l’Est, de la bauxite de Minim-Martap et les dépôts de minerais de Ngaoundal dans l’Adamaoua ou d’alumine d’Edéa. Objectif : rentabiliser les projets industriels et miniers. C’est à travers ces projets que le Cameroun compte accélérer sa croissance économique afin de pouvoir accéder au statut de pays émergent à l’horizon 2035.

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