Electricité : la capacité de production augmente de plus 600 MW

C’est le fruit des investissements consentis dans le cadre des Grandes Réalisations du président de la République, Paul Biya.  

Pierre Ngom

«Cette année, le tarif payé couvrira les charges, et ce jusqu’en 2020 au minimum », assure  Joël Nana Kontchou, directeur général d’Eneo, la principale société de distribution de l’électricité au Cameroun. L’État ne déboursera donc pas un sou au titre de la compensation tarifaire. Depuis le blocage des tarifs de l’électricité en juin 2012, le trésor public se substitue au consommateur pour régler le surplus nécessaire pour couvrir les charges d’Eneo. À l’origine de la bonne nouvelle, les investissements consentis ses dernières années dans la production de l’électricité, sous l’impulsion du président de la République, Paul Biya.

Lors de ce septennat de Grandes Réalisations, deux barrages hydroélectriques, un barrage réservoir et une centrale à gaz ont été construites augmentant la capacité de production du pays de 612 MW. Il s’agit du barrage hydroélectrique de Mekin (15 MW),  de Memve’ele (211 MW), de la centrale à gaz de Kribi (216 MW) et du barrage réservoir de Lom Pangar dont les 6 milliards de mètres cubes d’eau disponibles ont contribué au relèvement du débit de ce fleuve Sanaga pendant l’étiage. Le débit initial qui était de 640 m3/s, a évolué jusqu’à atteindre 1040 m3/s, soit plus de 40% d’augmentation. Ce sont 170 mégawatts de puissance garantie aux barrages de Songloulou et d’Edéa depuis décembre 2016. L’usine de pied ce barrage dont les travaux ont été lancés en juillet 2017 devra apporter 30 MW de plus d’ici 2020.

D’autres infrastructures énergétiques sont en construction comme barrage hydroélectrique de Bini à Warak. Situé dans l’arrondissement de Ngan’ha à 66 km de Ngaoundéré, il va dans le département de la Vina, région de l’Adamaoua, va produire 75 MW à injecter  dans le réseau interconnecté Nord qui couvre les trois régions septentrionales du pays. Le démarrage des travaux est imitant pour d’autres  projets comme le barrage de Makay (350 MW), diligenté par le capital-­investisseur américain Brookstone à travers le fonds marocain Platinum Power et celui de Nachtigal (420 MW), promu par EDF. Lesquels doivent entrer en activité respectivement en 2021 et en 2022.

Avec ces derniers investissements, les consommateurs d’électricité peuvent même caresser l’espoir d’une baisse des tarifs du kWh. À la Banque mondiale, on estime par exemple que le barrage hydroélectrique de Nachtigal devrait contribuer à baisser davantage le coût de production de l’électricité au Cameroun. «Le projet Nachtigal va permettre d’augmenter la capacité de production de l’électricité de 30% à un coût de production très bas. 7 centimes de dollars par kWh (un peu plus de 35 francs CFA). Et pour le moment, le coût moyen au Cameroun est de 14 centimes de dollars», indique Elisabeth Huybens.

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