Infrastructures. 650 millions pour moderniser la gare routière de Ngaoundéré

Financés par le Feicom, les travaux de réalisation de cette infrastructure débuteront au mois de septembre 2018, pour une durée de huit mois.

Olivier BOKALE

La gare routière de Ngaoundéré dans la région septentrionale de l’Adamaoua, affichera bientôt fière allure. La Communauté Urbaine de Ngaoundéré (CUN) vient en effet de lever un financement de 650 millions de FCFA auprès du Fonds d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom), pour la modernisation de cette infrastructure. Pour une durée de huit mois, les travaux consisteront à aménager cette vitrine, avec notamment la construction des hangars, des boutiques et restaurants, d’un bloc administratif et des toilettes. Le projet se présente ainsi sous l’aspect de quatre lots.

La modernisation de la gare routière de Ngaoundéré est en effet l’aboutissement d’un vieux projet dont la première option, proposait aux agences de voyages d’aménager elles-mêmes le site. Mais cette première hypothèse n’a pas rencontré l’adhésion des transporteurs. C’est pour contourner cette difficulté que la Communauté Urbaine de Ngaoundéré a eu recours au plan B, trouvant des financements pour construire cette gare routière, en vue d’une mise en location aux différents opérateurs. L’infrastructure sera donc gérée par la Communauté urbaine, aussi bien pour des raisons financières que sécuritaires, avec par exemple la possibilité de mieux contrôler le flux des voyageurs et des biens. D’ailleurs, un centre commercial est prévu aux alentours de cette gare ainsi que des stations-services. C’est du moins ce que soutient Gabriel Amougou, Directeur technique de la Communauté Urbaine de Ngaoundéré.

Pour Gael Tioko Tsotezo, l’architecte du projet, interviewé par nos confrères du journal régional L’œil du Sahel, la gare routière de Ngaoundéré qui sera l’une des plus modernes du Cameroun, pourra accueillir huit agences de voyages. Chacune ayant un compartiment bien défini. C’est donc un joyau architectural, aux déclinaisons touristiques, qui va s’ériger au quartier Béka-Hosséré. « La gare routière a un hall commun, avec des chaises tout autour et une baie vitrée qui permet de voir de part et d’autre. Ce hall a un escalier monumental au centre, qui permet d’accéder à l’étage », détaille l’architecte. De ces explications, l’on apprend qu’à cet étage, une partie des locaux sera réservée aux bureaux de l’administration de la gare et l’autre partie est constituée de deux restaurants. « L’un des deux restaurants sera halal pour les musulmans, et l’autre sera laïc. Chacun aura effectivement sa cuisine, ses toilettes, etc. », précise l’architecte.

Du côté des agences de voyage, tout semble réglé pour qu’il n’y ait pas de confusion. « Quand le voyageur arrive, il y a une esplanade à partir de laquelle il choisit son agence. Une fois dans l’agence, il y a une grande salle d’attente où il achète son ticket et s’assoit. Quand on procède à l’appel pour l’embarquement, il y a un couloir qui le mène à la zone arrière, au quai d’embarquement », explique-t-il encore. Ce dispositif permet d’éviter les croisements et conflits entre les piétons et les véhicules.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

16 − 9 =