Les chantiers du Pulci seront livrés dès février 2019

Financés à hauteur de 54 milliards de FCFA par la Banque mondiale, ces travaux réalisés autour du fleuve Logone, visent à limiter les risques d’inondations.

Olivier BOKALE

Les travaux en cours de réalisation par le Projet d’urgence de lutte contre les inondations (Pulci) pourront s’achever en février 2019. Soit un trimestre avant les délais contractuels fixés à mai 2019 par les bailleurs de fonds. Laomaye Merhoye, le coordonnateur de ce projet se veut confiant. D’autant plus que l’évolution de des chantiers de son portefeuille a récemment obtenu le “satisfecit des membres comité de pilotage du Pulci” le 05 juillet dernier.

Au niveau de la digue de Maga par exemple, les travaux d’enrochement sont déjà bouclés. Il ne reste que quelques travaux de finition et de protection des talus par la végétalisation. « Fautes de moyens financiers, les cinq autres kilomètres dangereux qui nécessitent également l’enrochement attendent », explique Laomaye Merhoye. Concernant les travaux de vanne réalisés sur le même site, les matériels ont été commandés, le planning déjà établi et le recrutement d’une entreprise pour la sous-traitance est en cours.

La situation reste moins avancée du côté de Mourla, l’autre centre névralgique des travaux du Pulci. Pour ces travaux qui portent sur la protection des berges du fleuve Logone, 19 points critiques ont été identifiés. Pour le moment, les maîtres d’œuvre ont déjà terminé les travaux sur un linéaire de 200 mètres. Sur le reste du tracé, les entreprises sont à pied d’œuvre pour enrocher les berges du fleuve, rassure-t-on.

Dans la composante B, les travaux concernent la construction des stations hydrométriques automatiques. Installées aussi bien dans les parties camerounaises que tchadienne, ces stations sont des dispositifs permettant de recueillir les données sur la vitesse de progression des eaux. Leur rôle est donc de donner une alerte en cas de risque d’inondation. « Les eaux qui tombent ici viennent beaucoup plus de l’Adamaoua, du Sud du Tchad et une partie des Monts Mandara. Nous avons mis des dispositifs dans ces endroits pour pouvoir observer les mouvements des eaux tant dans le Logone qu’au niveau de la climatologie. Et on pourra en ce moment-là faire des analyses et pouvoir en cas d’alerte essayer de saisir les autorités pour qu’elles puissent prendre des décisions en temps réel », avance Laomaye Merhoye.

De façon détaillée, 70% des installations des réseaux hydro et météorologiques ont déjà été réalisés du côté de la République du Tchad. Dans la partie camerounaise, présentée comme étant le plus grand bassin de la composante B, le compteur des travaux pointe un taux d’exécution de d’environ 30%.

Le déversoir situé dans la zone de Pouss est également en chantier. De source autorisée, la pose des pieds droits a commencé et les travaux sont à 70% de réalisation sur le terrain.

Pour mémoire, le Pulci financé à hauteur de 54 milliards de FCFA par la Banque Mondiale, le Pulci a par ailleurs permis de réhabiliter près de 4000 hectares pour la production du riz dans l’Extrême-Nord.

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