Performances économiques. Le Cameroun dans le top 20 des Marchés financiers

Le pays de Paul Biya tient bon à la 17e place du dernier classement Absa Africa Financial Markets. Ceci en majorité par le fait de ses performances dans l’accès aux devises et les capacités des investisseurs locaux.

Charles ABEGA

La période d’évaluation a couru sur la période Juin-Août 2018. Une évaluation qui elle aussi a reposé sur différents critères à l’instar de la profondeur du marché ; l’accès aux devises ; le contexte fiscal et réglementaire et la transparence du marché ; la capacité des investisseurs locaux ; l’opportunité macroéconomique ; la force exécutoire des contrats financiers, des positions relatives aux garanties et des cadres d’insolvabilité. Six critères principaux sous le prisme desquels le marché financier africain dans sa globalité a été observé, dans le but de lui offrir au bout, des outils forts pour plus de compétitivité. D’ailleurs, selon la Commission des Marchés Financiers (CMF), cette étude a pour but « d’évaluer les progrès réalisés par les marchés financiers africains. Cette année, une attention particulière a été portée sur les critères relatifs aux politiques susceptibles de favoriser la croissance du marché, l’inclusion financière et l’éducation des investisseurs ». Ainsi, en partenariat avec l’Absa Group Limited, un classement des vingt pays aux marchés financiers les plus performants a pu être publié dans le cadre de l’Absa Africa Financial Markets Index 2018 du Forum Officiel des Institutions Monétaires et Financières (OMFIF). Au final, un constat plutôt encourageant, la croissance en Afrique est prometteuse.

Si le Cameroun apparaît à la 17e place de ce classement, il est à noter qu’il a brillé bien particulièrement dans deux domaines que sont l’accès aux devises où il est classé 9e/50 devant des pays comme le Nigeria, le Maroc et l’Egypte, puis les capacités des investisseurs locaux. Par contre, rapporte toujours le communiqué de la CMF, le Cameroun a des efforts considérables à fournir en ce qui concerne « la transparence du marché, l’environnement fiscal et règlementaire. » Dans la même veine, la capitalisation boursière du Cameroun quant à elle n’est nullement à célébrer puisqu’elle ne représente qu’un taux de 1% de son PIB. Minable dirait-on à côté des 10% au Nigéria, des 26% en Côte d’Ivoire ou encore des 64% au Sénégal.

Seulement, au regard de toutes les initiatives de développement mises en branle au Cameroun depuis quelques années, tout laisse croire que d’ici la fin d’année 2019, il pourrait connaître un bond suffisamment impressionnant dans ce classement.

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