Production halieutique. Un bond de 80 000 tonnes

Selon le Dr Taïga, ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (Minepia), il y a une amélioration incontestable dans le domaine de la pêche qu’il convient de souligner.

Charles ABEGA

Ce n’est peut-être pas l’activité agropastorale la plus courue parce que restée majoritairement dans le domaine du traditionnel, mais il faut reconnaître que depuis que le Président de la République a décidé de faire passer le secteur de l’agropastoral dans une nouvelle ère, avec l’entrée en scène de nouvelles techniques de production, de nouveaux mécanismes d’accompagnement pour les différents acteurs du secteur allant jusqu’à la création d’établissements de formation spécialisés, avec plus de financements, l’activité a pris une toute autre ampleur. De 80.000 tonnes de produits halieutiques sortis en moyenne annuellement entre 2011 et 2016, l’on est passé à 85.000 tonnes pour la seule année de 2017. Et pour 2018 qui court, la tendance semble encore plus prometteuse au regard des chiffres déjà enregistrés au Minepia.

Rappelons que les aquaculteurs locaux culminent à environ 100 Milliards de FCFA d’exportations chaque année depuis environ cinq ans. Des chiffres qui pourraient s’améliorer si l’activité n’était pas contrôlée par une bonne brochette d’opérateurs étrangers installés au Cameroun et évoluant sur les côtes du pays de Paul Biya. L’une des conditions idoines pour l’amélioration des recettes générées par l’industrie halieutique, c’est bel et bien la surveillance de l’activité de pêche sur nos côtes. Car à ce jour, le pourcentage d’opérations de pêche illicite est considérable au large des côtes camerounaises. Or, d’après certains experts, le montant cumulé des recettes annuelles pourrait très rapidement s’accroître, voire aller à plus du double.

Il ne reste donc plus qu’à espérer, que des écoles spécialisées créées par l’Etat et les opérateurs privés, sortent des agents bien formés qui viendraient dynamiser le secteur d’activité afin que la production halieutique camerounaise croisse effectivement en qualité et en quantité, et devienne un maillon fort de l’économie nationale, aussi bien en termes d’emplois générés que de recettes enregistrées dans les caisses de l’Etat.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

quinze − 12 =