Sécurité routière. Le ministre lève la suspension de trois agences

Plus d’un mois après la suspension de six agences de voyages pour non-conformité avec la règlementation, le ministre des transports réhabilite trois d’entre-elles.

Charles ABEGA

Les faits tiennent leur source en août 2017. Edgard Alain Mebe Ngo’o, alors ministre des transports, avait initié et réalisé un audit auprès des agences de transports interurbains. Trente-deux compagnies allaient être épinglées pour défaut d’agréments et activités illégales. Dans une approche pédagogique, le ministre de l’époque leur avait accordé un délai d’un mois pour se régulariser. Seules vingt-six allaient se plier à l’injonction du ministre et obtenir leurs agréments.

C’est donc dans la continuité de l’administration que Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe va décider de poursuivre l’œuvre d’assainissement si bien entamée par son prédécesseur. Et son équipe retombera exactement sur les six récalcitrants qui n’avaient pas obéi quelques mois plus haut. Cette fois-ci, elles se retrouvent dans un lot de trente-un fautifs, après le nouvel audit du 27 octobre 2017. Il s’agit notamment de Elégance du Noun, de Butrans VoyagesSuper Grand Mifi Plus Voyages, Charité VoyageAlliance voyage et  Fako Travelers. Elles seront toutes suspendues par arrêté ministériel le 10 août 2018, avec quinze jours de délai pour se conformer. Seules les trois premières énumérées décideront de s’aligner. Elles sont donc autorisées à reprendre leurs activités sur toute l’étendue du triangle national.

Aujourd’hui, les quinze jours de délai accordés sont tombés dans l’obsolescence et la guillotine est tombée. La suspension d’activités reste maintenue. Seulement, il convient de rappeler que, selon les propos du ministre Ngalle Bibehe, les trois compagnies qui tardent à se plier à la règlementation risquent la fermeture totale et définitive. Le gouvernement à travers ce ministère, entend mettre de l’ordre dans le secteur des transports à travers le pays. Plusieurs compagnies de transport évoluant effectivement dans l’illégalité et la clandestinité représentent de véritables dangers sur nos routes, sans oublier le manque à gagner au niveau du fisc camerounais.

Cette dynamique du ministre des transports vient épouser la vaste campagne de prévention routière que le Secrétariat d’Etat à la Défense chargé de la Gendarmerie mène sans relâche depuis de nombreuse années, sur les routes à travers le pays.

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