Avancées technologiques. Les progrès numériques des sept dernières années

En matière de télécommunications, le gouvernement camerounais a inscrit l’augmentation de l’offre de communication sociale et téléphonique, la connexion à Internet haut débit et aux réseaux sociaux dans ses actions prioritaires. Un chantier qui est bien avancé au sortir du septennat 2011-2018.

Anaïs FOUMANE

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2017, 83% de la population est connectée au réseau de téléphonie mobile contre 44% seulement en 2011. Le pays à plus de 22 millions d’habitants, dispose de quatre opérateurs de téléphonie mobile dont le service public Camtel. S’agissant d’internet, après plusieurs années de stagnation, son taux de pénétration est passé de 0,24% à 35,43% entre 2011 et 2017, selon le ministère des postes et télécommunications. L’offre à internet a en effet bénéficié de l’avènement de la 3 et 4 G et avec la mise en place de meilleures infrastructures, notamment la fibre optique. Son linéaire en 2017 est de 12.000 km, et il devrait encore s’étendre.   Avec la fin de l’opération de pose de 6000 km de câbles sous-marins à fibre optique entre le Cameroun et le Brésil, les capacités sont démultipliées et de nouveaux services attendus. Selon la Cameroon télécommunications, Cette connexion intercontinentale d’une capacité de 32 térabits/sec permettra l’installation de data center d’envergure et le déploiement d’autres infrastructures de qualité. C’est le quatrième câble sous-marin à fibre optique connecté au Cameroun après le SAT3, le WACS, et le NCNCS. Camtel annonce une autre liaison dans les tous prochains mois. Le développement des infrastructures n’est pas allé sans des mesures pour garantir la sécurité dans un espace, qui peut s’avérer dangereux du fait de sa porosité. Aussi, à côté de    l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication ((ANTIC) et de l’Agence de régulation des télécommunications, l’infrastructure clé publique garantit l’intégrité des transactions numériques. La Public Key Infrastructure (PKI) installée à Yaoundé depuis octobre 2012 fait partie de l’architecture sécuritaire déployée pour l’essor de l’économie numérique. Selon l’ANTIC, l’intégrité et la confidentialité des données échangées, la non répudiation des messages ou transactions sont ainsi garanties.  Sur le plan des investissements dans le domaine des télécommunications, on va également noter une embellie des chiffres. Le budget alloué à ce domaine dans le budget global de l’Etat est passé de 0,49% en 2011 à 1,2 % à 2017. En valeur numéraire cela équivaut à 103,15 milliards de FCFA pour le compte de l’année 2011 contre 272,85 milliards de FCFA en 2017.

L’incidence sur le domaine de l’innovation est assez perceptible, il y’a désormais une floraison de startups dont les activités reposent sur les TIC. Ces sociétés émergentes explorent tous les domaines, la santé, l’éducation, l’agriculture, le divertissement, les finances, la banque. Le commerce. On estime aujourd’hui à près de 3000 le nombre de startups qui sont apparus cette dernière année. Le numérique est assurément un secteur en ébullition au Cameroun. L’impulsion donnée par le Chef d’Etat Paul Biya en 2015, invitant ses collaborateurs et les jeunes à saisir l’opportunité du numérique, porte des fruits. Désormais sur le plan institutionnel, c’est le plan stratégique Cameroun numérique 2020 qui sert de guide d’action. L’enjeu majeur étant de créer par le biais de l’économie numérique de la valeur ajoutée en vue d’améliorer le niveau de vie et le bien-être social des camerounais.

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