Recrutement spécial de 2 000 enseignants du supérieur. On y voit plus clair

Un arrêté du Premier ministre, chef du gouvernement, Philémon Yang, fixe le cadre opérationnel de cette décision du Chef de l’Etat. 

Aziz ABDELAZIZ

La décision présidentielle du recrutement spécial de 2000 enseignants dans l’enseignement supérieur est tombée le 13 novembre dernier. Restait attendues, les modalités relatives l’opérationnalité de cet acte émanant du président de la République, Paul Biya. Depuis lundi dernier, c’est chose faite à travers un décret du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang. Le texte repose la conduite de cette opération spéciale au sein des huit universités d’Etat au titre des exercices 2019-2021, sur les trois organes que sont : la commission centrale de supervision, du comité technique de recrutement, et des commissions spécialisées de recrutement. Sur le plan de l’appareil gouvernemental, il revient au chef du gouvernement de veiller à la régularité du processus dans son entièreté. A cet effet, il devra transmettra au chef de l’Etat, un rapport général des travaux.

Pour comprendre le déroulement du recrutement spécial en question, la commission centrale de supervision présidée par le secrétaire général des Services du Premier ministre, est placée sous l’autorité du Premier ministre. Elle est chargée de l’approbation des termes de référence et du chronogramme d’exécution de l’opération de recrutement soumis par le comité technique. Sont également de son ressort, le contentieux né de l’opération de recrutement, la publication de la

Cet organe est chargé En outre, c’est à la commission centrale de supervision qu’il incombe de liste définitive des candidats retenus et la coordination du processus de leur intégration dans la fonction publique.

Le comité technique s’assure de la coordination des opérations matérielles relatives au recrutement. Il est placé sous l’autorité directe du ministre de l’Enseignement supérieur, et présidé par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur. C’est l’organe opérationnel du processus. A juste titre, il réceptionne et examine les dossiers de candidatures ; centralise les besoins en personnels exprimés par les recteurs des universités ; soumet à l’appréciation de la commission centrale la liste des candidats retenus. Par ailleurs, il est attendu du comité technique l’exigeant travail de vérification de l’authenticité des diplômes de recrutement.

Les commissions spécialisées de recrutement quant à elles sont l’émanation de la commission consultative de recrutement des assistants et du comité consultatif des institutions universitaires pour le grade de chargé de cours, maître de conférences et professeurs. Elles recensent les besoins en personnels enseignants de chaque université ainsi que ceux de l’ensemble des établissements placés sous sa tutelle, et les faire tenir au comité technique de recrutement. Un travail de base qui consiste aussi à réceptionner des dossiers de candidatures des postulants désirant enseigner au sein d’une université. En outre, les commissions spécialisées ont l’impératif de transmettre les listes des candidats présélectionnés accompagnées des dossiers de candidatures, au comité technique de recrutement. De la même façon, les dossiers des candidats non-retenus doivent également être transmis et assortis de leurs avis motivés.

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