Rentrée scolaire. Le Conseil d’agrément rassure sur la disponibilité du livre

Selon cette instance  placée sous l’autorité du Premier ministre, tous les manuels scolaires devraient être disponibles au plus tard le 31 août.

Pierre NGOM

Le 31 juillet dernier, une réunion entre le Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques et les éditeurs des livres s’est tenus dans les services du Premier ministre. Au cours de cette réunion, informe le secrétaire permanent du Conseil d’agrément, du fait de la publication un peu tardive de la liste des manuels scolaires, retard lui-même consécutif à la réforme du secteur, les éditeurs ont sollicité et obtenu un décalage d’à peu près 2 semaines de la date initialement arrêtée pour la mise sur le marché des livres. Ils se sont engagés à rendre tous les livres disponibles au plus tard le 25 août. Pour Marcelin VoundaEtoa, les inquiétudes sur l’indisponibilité du manuel scolaire qu’on entend depuis quelques jours sont prématurés. «La réalité c’est que le délai que les éditeurs nous ont donné n’est pas encore dépassé», explique l’enseignant de littérature française.

En tout cas, les éditeurs n’ont pas droit à l’erreur. Car, comme l’indique Marcelin VoundaEtoa, «ils savent très bien que toutes défaillances actuelles seront mis à leur passif pour les prochains appels d’offres». En plus, les fabricants des livres cette période revêt également un enjeu commercial. «On imagine qu’entre le 21, 22 août, le gouvernement va rendre disponible les salaires et les éditeurs compte sur le 22 et le 30 aout pour faire le maximum d’affaire de sorte que les livres qui arriveront contrefait sur le marché ne trouverai pas une demande forte par ce qu’elle aura été satisfaite par le bon livre», ajoute le secrétaire permanent du Conseil d’agrément. Il n’y dont pas de raison d’être inquiet quant à la disponibilité des ouvrages pour la rentrée scolaire 2018-2019 qui débute le 03 septembre prochain.

En réalité, ceux qui font courir le bruit de l’indisponibilité du livre sont ceux qui pour des raisons mercantilistes pourfendent la politique du livre unique. Une réforme qui fait pourtant l’unanimité auprès des experts. En effet,sans remettre en cause le principe de la libéralisation du secteur, le gouvernement a décidé de revenir à l’utilisation d’un seul livre par matière et par niveau d’étude, sur toute l’étendue du territoire, de la maternelle à la fin du secondaire.  Par ailleurs, les livres ainsi retenus vont rester dans les programmes pour une durée de six ans renouvelable. Autre chose importante, le gouvernement garantit la gratuité de cinq livres au moins pour le cycle primaire à tous les enfants inscrits dans les écoles publiques. Ce qui allège la charge aux parents d’élèves rendant ainsi plus accessible le manuel scolaire.

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