France-One Planet Summit : Atteindre les objectifs a un coût….à financer

Le rideau est tombé sur les travaux du One Planet Summit organisé à Paris, en France, le 12 décembre 2017. Il y a été question de mobiliser des ressources financières pour atteindre les objectifs fixés par la COP21,  l’Accord de Paris sur le climat issu de la Conférence des parties des Nations Unies sur les changements climatiques.

Une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement et quelques 4000 participants se sont penchés certes sur l’évaluation de la mise en œuvre de  cet accord issu de la conférence tenue à Paris en 2015, mais davantage sur les stratégies de mobilisation des ressources financières pour financer les objectifs fixés.

Outre le président de la Banque mondiale, de nombreux responsables d’institutions financières internationales ont pris part aux travaux de Paris. Parmi ceux-ci, le président du groupe de la Banque africaine de Développement (BAD) a indiqué que son institution s’oriente désormais vers le financement des énergies renouvelables. Akinwuwi Adesina a, à cet effet, souligné que la BAD a décidé de créer une grande zone solaire qui devrait aller de l’Afrique de l’Est à l’Afrique de l’Ouest en traversant l’Afrique centrale, en vue d’éviter la déforestation.

Selon une étude menée par une organisation américaine spécialisée dans la recherche et la formation dans les domaines des sciences, les besoins en infrastructures durables nécessaires pour atténuer et s’adapter aux changements climatiques sont évalués à environ 90.000 milliards de dollars sur quinze ans. Les ¾ de ces financements sont destinés aux pays en développement.

Il s’agit là d’une condition nécessaire pour contenir la hausse des températures en dessous de 2°C. Mais, il est important de souligner que ces financements ne peuvent pas seulement être mobilisés par les Etats. Les institutions financières devraient mettre la main à la pâte.

Car, « ce qui compte, ce sont les engagements pris » et « l’urgence d’agir », a déclaré le président français, Emmanuel Macron. Et le Secrétaire général de l’organisation de Nations Unies, Antonio Guterres, d’ajouter : « il n’y aura pas de plan B pour sauver la planète ».

Le One Planet Summit a enregistré la présence remarquable du président Paul Biya, très cordialement accueilli par son homologue français, Emmanuel Macron.

J. KOMA

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