Cameroun – Lutte contre la corruption : Un ancien ministre et un ancien recteur arrêtés pour détournements de biens publics

Déclaré en fuite, l’ex ministre camerounais de l’Eau et de l’Energie, Basile Atangana Kouna, a été ramené à Yaoundé jeudi et mis à la disposition de la justice. Par ailleurs, d’autres personnes, parmi lesquelles cinq anciens responsables de l’Université de Douala, dont le recteur Bruno Bekolo Ebe, ont été placées sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui depuis le début de la semaine.

Alors qu’il essayait de s’enfuir, Basile Atangana Kouna, l’ex-ministre de l’Eau et de l’énergie et ancien DG de Camwater, a été ramené manu militari jeudi soir à Yaoundé flanqué de son maitre d’hôtel, après avoir été arrêté au Nigeria. Son passeport lui avait déjà été retiré le 8 mars, après sa sortie du gouvernement. Ce qui laissait présager qu’il allait avoir des comptes à rendre à la justice notamment, croit-on savoir, en rapport avec sa gestion de la Camwater.

Son successeur à la tête de cette société d’État, Jean William Sollo, pour sa part, a été interpellé trois jours plus tôt, le 19 mars. Tous les deux sont poursuivis pour malversations financières.

Par ailleurs, d’anciens responsables de l’Université de Douala ont, eux aussi été arrêtés et déférés à Kondengui, selon des informations diffusées par la télévision publique camerounaise (CRTV). Il s’agit de l’ancien recteur Bruno Bekolo Ebe, du Pr Louis Max Ayina Ohandja, ancien secrétaire d’État au ministère des Travaux publics, et de l’Institut universitaire des technologies de l’université de Douala et de trois de leurs collaborateurs, Jean Pierre Pokem, Augustin Mboudou et Akoumah Ruben Fon. Ils sont accusés de détournements de biens publics au détriment de l’Université de Douala à hauteur d’environ 5,2 milliards de F CFA.

Tous devront répondre de leurs actes devant le Tribunal criminel spécial (TCS). Selon certaines sources, ils pourraient être rejoints par une dizaine d’autres personnes déjà frappées d’une interdiction de sortie du territoire national par les services de police.

Marc OMBOUI

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

15 − 1 =