Justice militaire et Droit International Humanitaire. Le MINDEF et le CICR affûtent les hommes

Trois jours de travaux pour permettre aux magistrats militaires de s’étoffer dans le domaine du Droit International Humanitaire.

Charles ABEGA

Ils sont partis des dix juridictions du Cameroun pour se joindre à leurs collègues en service à la Direction de la Justice militaire, pour prendre part à un séminaire de formation de trois jours portant sur des questions Droit International Humanitaire (DIH). Organisés conjointement par le Ministère de la Défense et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ces trois jours d’échanges ont porté sur les questions relatives aux droits de l’homme et particulièrement à la dignité humaine dans un environnement marqué par la résurgence des conflits armés et la montée en puissance du phénomène du terrorisme. Animés par une équipe d’experts composée majoritairement de plusieurs représentants du CICR, d’éminents enseignants d’universités et de quelques acteurs de la justice, les travaux de Yaoundé démarré mardi dernier ont démontré que la justice militaire au Cameroun contribue à la promotion du droit international humanitaire. Celle-ci se traduisant par la publication de manuels y relatifs et la formation du personnel militaire en la matière.

Parallèlement aux thèmes officiellement retenus pour ce séminaire de formation, les participants n’ont pas manqué de relever l’urgence de projeter une élaboration des textes réprimant la piraterie maritime, les crimes de guerre, les génocides et ls crimes contre l’humanité. Ils trouvent l’arsenal juridique en place pas assez complet en droit interne par l’édiction des sanctions surtout que les conventions internationales ne sauraient être en l’état, intégrées dans le droit interne du Cameroun. Jean Legrand Mvondo Akoutou, Directeur de la Justice militaire et représentant du ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense, a tenu à souligner l’importance que la hiérarchie militaire attache au respect des droits de l’homme. Et l’on peut être sûr, ce processus de mise à jour pour les principaux intervenants et acteurs des scènes de crises, est loin de s’achever, bien au contraire. Le Cameroun, très souvent interpelé par une certaine communauté internationale peut-être à tort, pour de prétendues dérives de l’armée sur les différents théâtres d’opérations, procède là par anticipation afin de prévenir un certain type de faits.

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