Cameroun – Présidentielle 2018 : Fru Ndi non partant

John Fru Ndi ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle au Cameroun. Le chairman du Social Democratic Front (SDF) l’a lui-même annoncé ce jeudi 22 février 2018 à Bamenda. C’était au cours d’un congrès de cette formation politique tenue dans la capitale régionale du Nord-ouest.

Le vieux leader du principal parti politique d’opposition, qu’il dirige depuis sa création en 1990, renonce ainsi à la course à la présidence de la République après cinq échecs successifs. Après être passé tout près du fauteuil présidentiel en 1992, John Fru Ndi va voir son score baisser progressivement lors des élections de 2002, 2007 et 2013. Il avait boycotté la présidentielle de 1997.

Depuis le dernier comité exécutif (NEC) du SDF, certaines velléités se manifestaient déjà en rapport avec la candidature du SDF à la présidentielle. De jeunes loups aux dents longues semblaient pousser John Fru Ndi vers la sortie. Ce dernier a tenté de résister sans succès. Le vice-président du parti, Joshua Osih se permettant même d’annoncer sa candidature tout en affirmant qu’il n’allait pas se présenter contre Fru Ndi. D’autres candidatures vont se manifester progressivement.

Selon certaines indiscrétions, une concession a cependant faite à John Fru Ndi : il va garder la présidence du parti.

Pour porter l’étendard du SDF lors de la présidentielle, trois noms sont avancés : le Vice-président du parti et député du Wouri, Joshua Osih, Me Mbah Ndam, vice-président de l’assemblée nationale et Simon Forbi Nchinda, un des pères fondateurs du SDF.

Pour certains observateurs, la bataille rude entre la nouvelle vague, conduite par Joshua Osih, et la vieille garde soutenue par Forbi Nchinda.  Fru Ndi a déclaré qu’il apporterait son soutien au candidat qui aura été obtenu les faveurs des congressistes.

Mais quel que soit le candidat qui sera retenu, le SDF n’aura pas la tâche facile lors des élections à venir et, en particulier, à la présidentielle. Le parti est en effet pris en ballotage dans la crise qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, et peine à prendre clairement position. Son attitude frondeuse lors de la dernière session du parlement a été mal perçue par une grande partie de la population camerounaise.

Moane Ehindi

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