Cameroun – Tourisme: le Gouvernement veut réaliser une mégapole autour de la ville de Yaoundé

Le Gouvernement projette que dans une dizaine d’années, les villes satellites de Mfou, Mbankomo, Mbalmayo et Soa, constitueront, avec la ville de Yaoundé, une espèce de mégapole. C’est ce qui ressort de la 17e session du Conseil national du Tourisme (CNT).

Présidé par le Premier ministre, Philemon Yang, le Conseil national du tourisme s’est tenu ce 3 avril 2018 à Yaoundé, sous le thème « Le tourisme durable, un atout pour le Cameroun ».

Quatre exposés ont été respectivement présentés par le ministre d’État chargé du Tourisme et des loisirs, Maigari Bello Bouba, le ministre des Arts et de la culture, Narcisse Mouelle Kombi, le ministre de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable, Hele Pierre. Ces exposés ont tous porté sur la promotion du tourisme camerounais, un secteur capable de créer des richesses, générer des emplois et accélérer le développement.

Quant au délégué du gouvernement près la communauté urbaine de Yaoundé, son exposé a porté sur le projet touristique « Grand Yaoundé ». Selon Gilbert Tsimi Evouna, dans un horizon de 10 ans, les localités-satellites de Mfou, Mbankomo, Mbalmayo,  Soa, devraient faire former une espèce de mégapole avec la ville de Yaoundé.

Les travaux du Conseil national du tourisme révèlent qu’en plus de rechercher l’augmentation du nombre de ses visiteurs internationaux, le Cameroun a l’intention de mettre en œuvre un tourisme durable.

Il faut entendre par tourisme durable, “un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil. “

Le Cameroun a été déclaré « destination touristique » (pays qui accueille au moins 500 000 touristes chaque année) par l’Organisation mondiale du Tourisme en 2010. Il a accueilli, selon les statistiques du ministère du Tourisme et des Loisirs, fin novembre 2013, 912 000 touristes, contre 817 000 à la fin de l’année 2012.

Il y a lieu de relever que bien que disposant de nombreux atouts, le Cameroun ne pointe qu’au 25e rang des destinations touristiques en Afrique et à la 155e place mondiale, selon le classement 2015 de Bloom Consulting Brand Ranking, qui classe annuellement des meilleures destinations touristiques fait en partenariat avec les magazines The Economist et Forbes et la chaîne de télévision CNN.

Et alors que le Cameroun visait 2 millions de visiteurs en 2015, le tourisme a souffert de facteurs conjoncturels :  les troubles observées depuis plus d’un an dans les régions du Nord-ouest et du sud-ouest et, plus encore, de l’intrusion des terroristes de la secte Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, en particulier, et dans la partie septentrionale du pays, en général, où est concentrée une bonne partie des sites.

Cette conjoncture, aux dires des experts, a causé une baisse du taux de fréquentation des hôtels d’environ 60% ces dernières années dans la partie septentrionale du Cameroun. Cependant, révèlent les opérateurs de ce secteur, on observe une certaine embellie depuis peu.

Le Cameroun compte augmenter la part du tourisme dans la formation de son PIB qui se situe à seulement 1%. Pour ce faire, le gouvernement camerounais s’est engagé dans des projets d’envergure, à l’instar de l’aménagement de nouveaux circuits touristiques, notamment dans la région de l’Extrême-Nord.

Il faudra cependant aussi trouver remède à un certain nombre de problèmes structurels qui handicapent la mise en valeur de l’important potentiel dont dispose le Cameroun en matière de tourisme

Créé par décret N°99/112 du 27 mai 1999, modifié et complété par décret N°2005/176 du 27 mai 2005, le Conseil national du Tourisme, organe consultatif dédié au développement du tourisme, regroupe en son sein les représentants du secteur public, du secteur privé et de la société civile.

Marc OMBOUI

 

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