Exactions au sein des Forces de défense. Des soldats aux arrêts.

Par un acte courageux, le Chef de l’État, Chef des Armées, a pris des mesures conservatoires concernant sept soldats qui auraient eu un lien dans les exactions attribuées aux Forces de Défense camerounaise

Malgré la tendance de chambardement que la médiascopie nationale a déclenchée ce weekend sur la question des assassinats qui auraient été perpétrés par des militaires sur deux femmes qui portaient leur bébé au dos, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, il faudrait constater que passées l’émotion et les passions, les réactions qui ont animé les plateaux, ont glissé vers une surexposition médiatique qui portent d’ailleurs à s’interroger sur l’effet final de ce communiqué à l’adresse de l’opinion. Le Chef de l’État Paul Biya vient de démontrer aux yeux de l’opinion une chose; qu’il ne sera jamais laxiste devant les exactions que des brebis galeuses pourraient commettre à l’effet de discréditer l’image des Forces de défense camerounaises. Il ne s’agit pas pour la communication gouvernementale, ni d’un rétropédalage, ni d’une volonté pour le Chef de l’État de désavouer les troupes. Ce communiqué d’ailleurs n’est pas en contradiction avec le premier qui notait que le Chef de l’État camerounais avait prescrit une enquête qui, en cas de culpabilité, déclencherait un procès sur des bases équitables, avec le respect de la présomption d’innocence des mis en cause à qui il serait garanti un droit à la défense.

Au terme donc des enquêtes en cours, qui pourraient mettre en lumière certaines suspicions, et devant la gravité des actes et de leurs conséquences, le Président Paul Biya a instruit que l’on interpelle les militaires en question. Ces militaires vont être présentés au Commissaire du Gouvernement compétent, pour suite à donner à cette affaire conformément aux lois et règlements en vigueur au Cameroun qui, dans le cas d’espèce, prévoient en cas de culpabilité, des sanctions statutaires, disciplinaires et pénales, sans faiblesse.

La tournure que prennent les évènements à présent, démontre une seule chose : que le Président Paul Biya ne transige pas avec le respect des Droits de l’homme, contrairement à ce qu’une certaine presse avait allégué jusqu’alors, et que le Président pouvait aller très loin quand il s’agit de faire respecter ces droits, même si cela irait contre ses propres intérêts. Dans ce cas justement, l’Armée camerounaise avait rejeté sans ambages la responsabilité de ses militaires concernant cet acte. À sa décharge, une étude scientifique qu’aurait menée un spécialiste en cybercriminalité, relevant des résolutions différentes dans les images animant les mêmes scènes, toute chose qui pourrait argumenter en la faveur d’une manipulation de l’image. Au-delà des interprétations des uns et des autres, la nouvelle tournure que prennent les évènements démontre que le Chef de l’État Paul Biya est le président de tous les Camerounais, et qu’il est intransigeant quant à l’application de la loi pour tous. Dans sa sagesse et la lucidité qu’on lui reconnaît, il n’a pas manqué de réitérer son appréciation à l’endroit des Forces de défense qui n’ont de cesse de démontrer leur engagement sur tous les théâtres opérationnels qui se dressent aux points cardinaux du Cameroun.

Ce communiqué toutefois a déclenché un climat assez malsain de l’infosphère où les mêmes procureurs, dans un exercice de chasse aux sorcières, à défaut d’apprécier à sa juste valeur l’acte magnanime du Chef de l’État, utilisent encore cet évènement comme un dividende pour déconstruire le doigté de Paul Biya, qui dans cette dernière posture, vient de prouver sa volonté affirmée de faire respecter sans complaisance, les engagements pris par le Cameroun,

quant au respect du Droit International Humanitaire. Cette affaire n’a toutefois pas fini de faire couler de l’encre. L’on se demande tout simplement qui est rendu coupable de ces actes s’ils sont avérés, fort de ce qu’ils auraient dû être dénoncés plus tôt, au regard de leur caractère inadmissible. Pourquoi avoir donc tant attendu avant de les dénoncer ? Ceux qui ont donc gardé ce genre d’horreur sous couverture pour des objectifs électoralistes sont encore plus pourris que ceux qui les ont commis.

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