Le Parlement a les mains dans la pâte. Le bal des ministres est plein d’entrain

Pas moins de trois projets de loi devant autoriser le président de la République à ratifier plusieurs accords internationaux sont défendus depuis mercredi dernier devant les commissions spécialisées de l’Assemblée nationale.

Charles ABEGA

Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures, est celui qui le premier, a défendu ce jeudi devant la Commission des Affaires étrangères présidée par Enow Tanjong, le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier les amendements de la Charte de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI). Cette ratification concerne spécifiquement deux amendements ayant trait aux changements de dénomination et à la périodicité de la tenue des sessions. La volonté d’adoption par le Cameroun de la nouvelle dénomination inclut un renforcement de l’assise de la communauté islamique sur le territoire national, excluant de facto la discrimination sociale et le colonialisme sous toutes ses formes. Quant à la périodicité, les années d’intersession seront réduites de trois à deux ans. Cette première audience fera place à une seconde toute aussi intéressante. Celle-là mettra en scène devant la même commission parlementaire, le ministre Jean Ernest Massena Ngallè Bibèhè, chef du département gouvernemental en charge des transports.

Ce dernier venait en effet défendre le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord de transport aérien entre le gouvernement des Etats- Unis d’Amérique et le gouvernement de la République du Cameroun. Face aux parlementaires, le ministre des Transports a tenu dans un premier temps à rappeler que ce texte naît de la volonté des gouvernements des deux pays à renforcer la coopération bilatérale, particulièrement dans le domaine du transport aérien. Cet accord réaffirme la volonté des Etats-Unis et du Cameroun de se protéger mutuellement, conformément aux règles de la sûreté aérienne internationale, « contre des interventions illicites ». Cet accord qui avait déjà été signé en 2006 avec le même partenaire, est un témoin de la volonté des deux Etats à densifier et renforcer la situation commerciale entre les deux pays, tout en insistant sur le respect et l’application de toutes les dispositions légales qui touchent à la sécurité et à la sureté, surtout avec les menaces terroristes internationales pendantes.

Pour clore ce ballet devant la même commission, Paul Tasong ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, est passé pour la défense du projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord relatif à la promotion et à la protection réciproques des investissements entre le gouvernement de la République du Cameroun et le gouvernement de la République de Turquie, signé à Ankara le 24 avril 2012. « Ce projet de loi tombe en droite ligne de l’exercice de l’une des fonctions principales du gouvernement qui est de s’assurer que l’environnement des affaires est propice et que les Camerounais sont protégés dans l’aventure qu’ils sont appelés à mener non seulement au Cameroun mais dans le monde entier », a expliqué Paul Tasong.

Voilà l’Assemblée nationale comme elle va, quelques jours juste après l’entrée en fonction du tout nouveau président élu.

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