Projet de loi des finances 2019. Les parlementaires approuvent

Après la Chambre basse mercredi, le Sénat a pris le relais ce jeudi 29 novembre pour examiner à son tour les contours du texte proposé.

Charles ABEGA

Si la première partie présente les dispositions fiscales nouvelles qui affectent l’équilibre financier de l’Etat, le niveau de déficit et les modalités de son financement, la deuxième partie, quant à elle, table sur les moyens alloués aux politiques publiques qui devraient être mises en œuvre l’année prochaine. De prime abord, après examen par l’Assemblée nationale, les conclusions ont été claires : le projet de loi des finances pour l’exercice 2019 respecte le format prescrit par la loi portant régime financier de l’Etat et des autres entités publiques du 11 juillet 2018. Après plus d’une journée de débats en plénière, les députés ont approuvé cette proposition de budget faite par le gouvernement et qui est arrêté à la somme de 4850,5 milliards de Fcfa. Après l’adoption de ce projet, il s’en est suivi un véritable ballet des membres du gouvernement qui sont passés tour à tour devant les parlementaires pour présenter leurs plans d’action respectifs, les dépenses de tous les chapitres budgétaires étant déclinés par le seul ministre des Finances. Une lecture de ces plans d’action permet de comprendre que la volonté des pouvoirs publics est de consolider la croissance économique, aussi bien celle interne du pays que celle de la zone CEMAC pour laquelle le Cameroun reste le principal pilier. De l’éducation à la réalisation des grands projets structurants en cours de réalisation en passant par l’emploi des jeunes, le passage à l’agriculture de seconde voire de troisième génération, l’amélioration des voies de communication, et bien d’autres domaines encore, tout a été pris en compte.

Une enveloppe globale de 4.850,5 milliards de Francs CFA que le ministre Louis Paul Motaze dit réaliste et pertinent pour les prochains défis qui sont ceux du pays dont l’émergence reste le principal point en ligne de mire. Le marathon devant la commission présidée par le sénateur Elie Victor Essomba Tsoungui a démarré immédiatement après l’adoption du projet de loi de finances à l’Assemblée nationale. Les sénateurs ont effectivement pris le relais dans la nuit de mercredi à jeudi, en recevant le texte déposé en séance plénière. Louis Paul Motaze s’est prioritairement rendu devant la Commission des Finances et du Budget pour présenter le rapport économique de l’année 2018, et défendre les enveloppes des institutions de souveraineté. D’autres membres du gouvernement ont pris le relais devant le sénateur Elie Victor Essomba Tsoungui et ses hommes, pour apporter plus de lumière sur leurs projections budgétaires, comme il en a été avec l’Assemblée nationale.

Ainsi, en premier, Alamine Ousmane Mey a défendu une enveloppe chiffrée à 52,791 milliards de Fcfa pour le compte du Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. Laurent Esso, ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, a présenté les perspectives de son département ministériel avec un budget de 66,316 milliards de Fcfa. Au ministère des Relations extérieures, le budget de 2019 est évalué à 37,681 milliards de Fcfa. Pour le Ministère de la Défense, Joseph Beti Assomo revendique 247,447 milliards de Fcfa sont sollicités pour renforcer les effectifs afin de mieux faire face aux défis sécuritaires de l’heure, poursuivre les actions du génie militaire et d’améliorer le plateau technique des hôpitaux militaires.

Un total de trente-six ministres pour expliquer et défendre devant la chambre haute du parlement, les orientations gouvernementales pour la prochaine année.

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