Qualité des politiques et institutions publiques. Progrès du Cameroun

Le pays a gagné 7 places selon l’évaluation 2017 des politiques et institutions publiques en Afrique subsaharienne réalisée par la Banque mondiale.

Pierre NGOM

La Banque mondiale a rendu public ce 12 septembre son rapport d’évaluation 2017 des politiques et des institutions en Afrique (CPIA en abrégé). Cette analyse couvre 38 pays et mesure leurs progrès dans le renforcement de la qualité des politiques et institutions publiques. Les pays sont notés sur une échelle de 1 (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour 16 indicateurs de développement regroupés dans quatre catégories : gestion économique ; politiques structurelles ; politiques d’insertion sociale et d’équité ; gestion et institutions du secteur public. En 2017, la note attribuée au Cameroun est de 3,3. Cette performance qui se situe au-dessus la moyenne de l’Afrique subsaharienne établie à 3,1, est en augmentation par rapport 3,1 enregistré en 2016. Avec cette performance, le Cameroun passe du 23e au 16e rang et gagne ainsi 7 places au classement.

Avec 3,7, la gestion économique est la catégorie ou le Cameroun a obtenu la plus grande note. Dans le détail, le pays a obtenu 4,0 pour la politique monétaire et de change et 3,5 pour la politique et la gestion de la dette et la politique budgétaire.  Selon la Banque mondiale, la hausse de la note de politique budgétaire du Cameroun, passée de 3,0 en 2016 à 3,5 en 2017, est le résultat de mesures d’ajustement budgétaire appropriées mise en œuvre dans le cadre d’un programme de consolidation budgétaire soutenu par la communauté des bailleurs dont le Fonds monétaire international.

Dans le domaine des politiques structurelles, la politique commerciale du Cameroun est plébiscitée. Alors que très peu de pays ont fait des progrès dans ce volet, le régime de politique commerciale et de facilitation des échanges du Cameroun s’en tire avec une note de 4/6.  En ce qui concerne la catégorie politiques d’insertion sociale et d’équité, le pays s’illustre particulièrement en matière de valorisation des ressources humaines où il obtient la note de 3,5. Et en matière de gestion et institutions du secteur public, avec 3,5 points, le Cameroun fait bonne figure dans la qualité de la gestion budgétaire et financière et l’efficience de la mobilisation des recettes.

« Le CPIA est un outil important pour les pays africains car non seulement, un meilleur score permet d’augmenter le montant des financements concessionnels octroyés par la Banque mondiale, mais aussi parce que c’est un excellent outil pour élaborer et suivre les politiques publiques », souligne Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. « Par conséquent, nos pays devraient accorder plus d’attention à cet outil important et l’utiliser », le conseille le Camerounais.

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