RDPC. Sérénité et concentration au lendemain du scrutin

Dans l’état-major du parti au pouvoir, l’heure est à la préparation des opérations post-électorales dont celles relatives au contentieux.

Olivier BOKALE

Pas de répit pour le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Au lendemain de l’élection du dimanche 7 octobre 2018, les équipes restent à pied d’œuvre pour préparer les opérations post-électorales. « Pour l’élection du 07 octobre dernier, deux commissions ont été créées. La Commission nationale de supervision de l’élection avec à sa tête, le Secrétaire général du parti et les commissions permanentes de campagne électorale. Ces dernières comprennent des sous-commissions, à l’instar de celle chargée des affaires juridiques », explique un cadre du parti du candidat-président. Et si, selon notre source, la première commission citée a presque achevé son travail, « les travaux de la sous-commission des affaires juridiques commencent peu à peu quant à eux ». En effet, au sein du parti au pouvoir, l’on a déjà entamé les opérations concernant le contentieux post-électoral dont le suivi et la préparation incombe à la sous-commission des affaires juridiques du RDPC.

Hier lundi 8 octobre 2018, les membres de cette sous-commission étaient d’ailleurs en conclave à Yaoundé au sein de l’état-major du parti du flambeau. Les travaux qui se sont tenus dans la grande salle, présentée comme le bureau du président de ladite sous-commission, Grégoire Owona, ont été coordonnés par Guy Noah le vice-président de la sous-commission des affaires juridiques. C’était en présence des avocats Me Blaise Mbida et Me Gilbert Koum Tsala, deux éminentes figures du barreau camerounais. « Selon l’article 132 du code électoral, le Conseil constitutionnel veille à la régularité de l’élection présidentielle. Toute requête en vue de l’annulation totale ou partielle de l’élection est déposée au Conseil constitutionnel dans un délai de 72 heures. Autrement dit, nous devons rester en veille pour attendre éventuellement une contestation », déclare Guy Noah.

Selon des informations glanées sur place, la proactivité est de mise pour cette importante étape du processus électoral au Cameroun. C’est ainsi que la sous-commission des affaires juridiques a installé des équipes de veille. Ces cellules ont pour rôle de repérer les cas nécessitant des recours au contentieux et d’optimiser l’action de cette sous-commission durant cette période sensible. « Nous avons désigné des commissions de veille sur le terrain dans toutes les régions. Celles-ci sont chargées de recouper les informations, afin de nous les faire parvenir ». Pour l’instant, aucune fausse note n’est encore signalée, affirme le vice-président de la sous-commission des affaires juridiques.

Il convient de préciser que selon le Code électoral, les résultats du scrutin de dimanche dernier devraient être proclamés au plus tard le 22 octobre 2018. En attendant, « les parties prenantes devraient faire preuve de retenue, alors que les candidats devraient s’atteler à résoudre tout grief lié au processus électoral par les voies légales et constitutionnelles établies », comme le prescrit le Secrétaire Général des Nations Unies.

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