2018-2025 : Un nouveau mandant pour accélérer la marche vers l’émergence

C’est à cela que va notamment s’atteler Paul Biya ces sept prochaines années. Sa réélection qui ne faisait l’ombre d’aucun doute, a été officialisée ce jour par le Conseil constitutionnel.

Pierre NGOM

Le Conseil constitutionnel a officialisé ce jour ce que tout le monde savait déjà et attendait avec impatience à savoir la réélection du président Paul Biya. La haute juridiction a en effet tenu ce 22 octobre 2018, l’audience solennelle de proclamation des résultats de l’élection présidentielle organisée il y a 15 jours en présence du gratin politico-administratif du pays et du corps diplomatique. De cette audience, il ressort que le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) a remporté haut la main cette élection avec 71, 28% des suffrages valablement exprimés soit 521 934 voix exprimées en sa faveur.  Paul Biya est suivi par Maurice Kamto. Le candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) engrange 503 384 voix soit 14,23%. Viennent ensuite Cabral Libii du parti Univers (6,28%), Joshua Osih (3,35%), Adamou Ndam Njoya de l’Union démocratique du Cameroun (1,73%), Garga Haman l’Alliance pour la démocratie et le développement (1,55%), Ndifor Afanwi Franklin du Mouvement citoyen national du Cameroun (0,67%), Serge Matomba du Peuple uni pour la rénovation sociale (0,56%) et Akere Muna du Front Populaire pour le Développement (0,35%).

Et comme l’a dit Clément Atangana, le président du Conseil constitutionnel en concluant l’audience, l’élection est donc terminée. Paul Biya entamer son septième mandat après la prestation de serment qui devra intervenir au plus tard le 7 novembre. Un septennat qu’il place sous le signe de l’« accélération » de la marche du Cameroun vers l’émergence, comme indiqué dans sa «profession de foi» rendue publique le 22 septembre dernier, lors de l’ouverture de la campagne électorale. Objectif : « permettre à nos compatriotes de vivre dans un pays prospère et stable dont les générations actuelles et futures seront fières ».

Pour cela, le président s’engage «à renforcer la lutte contre la corruption et le détournement des biens publics»,  «poursuivre la transformation structurelle de notre économie ainsi que sa diversification et l’augmentation de sa productivité», «accélérer la réalisation des projets structurants de deuxième génération», «à accélérer l’avènement de l’agriculture de deuxième génération par la facilitation de l’accès au crédit et le développement des chaînes de valeur agricoles» ; «à protéger l’agriculture de subsistance ; «à développer l’exploitation rationnelle et durable des ressources de notre sol et sous-sol» ; «à développer les industries de transformation locale de nos matières premières tout en respectant l’environnement ; « à promouvoir l’élevage et à assurer une organisation rationnelle de « l’économie bleue » à travers une meilleure maîtrise de la pêche et une exploitation appropriée des ressources halieutiques ; «à promouvoir l’aménagement des terres pour faciliter le développement agricole et industriel» «à rendre l’accès au crédit plus fluide afin de renforcer le développement des activités de production » ; «à poursuivre, en l’accélérant, le développement des infrastructures terrestres, ferroviaires, aériennes et fluviales dans une démarche de complémentarité»… Tous les camerounais doivent donc se mettre ensemble pour assurer le succès de ce mandat.

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