Élection présidentielle. Le pari de l’organisation réussi

Le scrutin s’est déroulé dans un climat globalement serein et la transparence sur l’ensemble du territoire national.

Pierre NGOM

Un peu plus de six millions de Camerounais étaient attendus aux urnes ce 7 octobre pour élire le prochain président de la République. Au regard du contexte sécuritaire actuel, le premier défi était sécuritaire. Et au soir de cette élection, du bilan fait par le ministre de l’Administration territoriale (Minat), il en ressort que tout s’est globalement déroulé sans perturbation majeure dans les 360 arrondissements du Cameroun et dans les 24 988 bureaux de vote.  « Après la fermeture des bureaux de vote, les informations concordantes en ma possession, indiquent que les opérations électorales se sont globalement déroulées sur l’ensemble du territoire national dans le calme, la sérénité et la transparence », a assuré Paul Atanga Nji, lors d’une déclaration faite devant la presse. Il s’agit là d’une haute directive du chef de l’Etat, Paul Biya, qui a été exécutée à la lettre.

Si le Minat dit globalement, c’est parce qu’il y a quand même eu quelques incidents. Mais tellement mineurs qu’ils ne sont pas de nature à entacher la sincérité et la crédibilité du scrutin. Il s’agit notamment de ceux enregistrés à Makenene et à Baham, région de l’Ouest, où un sympathisant d’un parti politique d’opposition a été trouvé en possession de bulletin de vote d’un autre candidat. Ce processus a débuté par la convocation du corps électoral par le Chef de l’État le 9 juillet 2018. Et s’est intensifié avec le début de la campagne électorale le 22 septembre. Là encore les choses se sont déroulées dans les règles. Au terme de la campagne électorale, l’on a pu constater que tous les candidats se sont librement déployés à travers le pays sans aucun incident, en débit des excès de langage et des actes de provocation à répétition de certains candidats.

La prochaine étape c’est éventuellement le contentieux électoral et la publication des résultats. A ce sujet le Minat a rappelé les règles. « La proclamation des résultats officiels de l’élection présidentielle relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel. Personne n’a le droit de se substituer à cette instance juridictionnelle. Toute forme de remise en cause du verdict des urnes en dehors des voies légales, ne sera pas tolérée. Et je dis bien de qui que ce soit », a-t-il prévenu avant d’appeler les partis politiques à la responsabilité : « au nom du gouvernement, nous tenons à féliciter le peuple camerounais souverain et maître de son destin qui, depuis le début de ce processus, a fait preuve de maturité et de patriotisme. J’invite les acteurs politiques à lui emboiter le pas et à faire preuve d’un sens élevé de responsabilité afin que le processus qui a si bien commencé se termine dans le même esprit ». Un appel nécessaire au regard de la posture de certains candidats qui ont commencé à proclamer sur la base de fantasme leur victoire.

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