Présidentielle 2018. La victoire de Paul Biya se dessine

Le rapport final de la Commission nationale de recensement général des votes remis au Conseil constitutionnel donne le président candidat largement vainqueur du scrutin du 7 octobre.

Pierre NGOM

La Commission nationale de recensement général des votes a remis son rapport ce 15 octobre au Conseil constitutionnel. C’est cette institution qui va désormais prendre le relais du processus électoral. Dès ce mardi, la haute juridiction va s’employer à vider le contentieux post-électoral. Elle a jusqu’au 22 octobre pour arrête et proclame les résultats. Une fois cela la fait, le président de la République élu prête serment et entre en fonction. En effet, comme dispose l’article 136 du Code électoral, « les décisions du Conseil constitutionnel relatives aux opérations électorales, aux résultats des élections et aux candidatures ne sont susceptibles d’aucun recours ».

Au regard du décompte général des votes, au vu des procès-verbaux et des pièces annexes transmis par les commissions départementales de supervision, fait depuis le 9 octobre par cette commission, présidée par le magistrat Emile Essombe, Paul Biya fait la course en tête avec 2 521 758 voix exprimées en sa faveur soit un score de 71,28%. Le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) est suivi par Maurice Kamto. Le candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) engrange 503 366 voix soit 14,23%. Viennent ensuite Cabral Libii du parti Univers (6,28%), Joshua Osih (3,35%), Adamou Ndam Njoya de l’Union démocratique du Cameroun (1,73%), Garga Haman l’Alliance pour la démocratie et le développement (1,55%), Ndifor Afanwi Franklin du Mouvement citoyen national du Cameroun (0,67%), Serge Matomba du Peuple uni pour la rénovation sociale (0,56%) et Akere Muna du Front Populaire pour le Développement (0,35%).

Comme on pouvait s’y attendre, certains candidats qui contestent ces chiffres ont déposé des recours. Cabral Libii et Joshua Osih demande une annulation totale du scrutin alors que Maurice Kamto qu’est auto-proclamé vainqueur de cette élection demande l’annulation dans certaines zones des régions de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaou, de l’Est, du Sud, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Mais cette démarche a de forte chance de faire long feu lorsqu’on sait que l’élection s’est passée de manière régulière et qu’Elecam a travaillé selon la législation en vigueur. « Nous avons sorti un fichier qui est crédible, nous avons affiché les listes électorales, la liste des bureaux de vote, on a pris toutes les décisions réglementaires et légales, la décision qui constate tous les bureaux de vote, la décision qui constate les commissions mixtes locales de vote », défend d’ailleurs Erik Essoussé, directeur général des élections. Il n’est d’ailleurs pas le seul à le dire. Tous les observateurs nationaux et internationaux ont eux aussi reconnu la pertinence de tout ce qui a été fait. En plus, tout le monde s’accorde à dire que l’opposition n’a pas de preuves et est mauvaise perdante.

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