VIH et hépatites. Le gouvernement au front

Les résultats des recherches sur la prise en charge de ces pathologies menées par le ministère de la Santé publique permettent d’entrevoir des améliorations.

Pierre Ngom

Le ministère de la Santé publique vient de restituer les résultats de trois études menées sur les hépatites et le VIH (ANRS). Ces études ont été réalisées sous la supervision de l’Agence nationale de recherche sur les hépatites et le VIH (ANRS). Lors de l’atelier de restitution organisée le 7 juin dernier à l’Hôpital central de Yaoundé en présence du ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, on a appris que la première étude portant sur «l’essai ACTA», réalisée sur des patients infectés par le VIH, a permis de mettre en avant les nouveaux schémas thérapeutiques permettant de sauver potentiellement plus de 80 000 vies par an. L’étude sur «l’essai ANRS 12286 MOBIDIP» a abouti à des résultats prometteurs qui proposent un allègement thérapeutique. Avec un traitement moins cher, présentant moins d’effets secondaires et n’imposant pas le renforcement du suivi virologique des patients. «L’essai ANRS TAC», quant à lui, montre que les antirétroviraux à action directe (AAD) contre l’hépatite C peuvent être aussi efficaces dans les pays du Sud que dans ceux du Nord. Ce résultat plaide en faveur d’un large accès aux AAD en Afrique subsaharienne où l’épidémie liée au virus de l’hépatite C est jusqu’à présent négligée.

«Ces études contribuent à la connaissance globale sur l’infection à VIH et son traitement, puis sur l’hépatite C en confirmant le succès de la nouvelle thérapie», indique Dr Laura Ciaffi, chercheur à ANRS, cité par Cameroon tribune. Le ministre de la Santé publique a pour sa part assuré en annonçant que les rapports qui découleront de leurs travaux constitueront des outils de référence en matière d’information et d’aide à la décision et que leurs contributions seront exploitées à leur juste mesure. En début d’année, le gouvernement avait réduit les tarifs des médicaments traitant des Hépatites B, C et D. Ainsi, les protocoles de l’hépatite virale C, les anciens prix des médicaments variant de 280 000 F à 30 000 F sont passés de 120 000 F à 20 000 F. Ceux des hépatites virales B et D sont passés de 57 000 à 50 000 F pour certains et pour d’autres de 5 500 à 3500 F. Les protocoles et la durée du traitement dépendent de l’état du patient. La baisse des prix n’est qu’une partie du travail abattu. Les autorités sont aussi en train de travailler à la mise en place d’une politique de dépistage à coût très réduit voire gratuit au Cameroun. Cela a été mis en avant dans la feuille de route 2018 au ministère de la Santé publique.

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