Lutte contre Boko Haram. Le BIR libère trois otages à Martap

Les otages avaient déjà passé trois jours en détention et les ravisseurs exigeaient le paiement d’une rançon de 3 millions de Fcfa pour chacun.

Marlyse ABENG

Ce n’est pas le premier coup d’éclat de ce corps d’élite de l’armée camerounaise. Après la libération par le Bataillon d’intervention rapide (BIR) de trois otages en mai 2018 dans la région de l’Adamaoua, c’était au tour de trois autres otages à Martap dans la même région, de se voir libérés de leurs ravisseurs. Lesquels exigeaient le paiement d’une rançon de 3 millions de Fcfa par otage. Et les otages avaient déjà passé trois jours en détention. Et faits remontent au 30 juillet 2018. Ils ont été kidnappés par des gangs armés qui sévissent dans la région de l’Adamaoua. L’un des ex-otages raconte qu’ils étaient en fait au départ neuf. Cinq ont été libérés  après que leur rançon ait été payée.

Lors de la libération desdits autres otages, il y a eu un affrontement entre les militaires du 5ème Bataillon d’intervention rapide et les kidnappeurs. Durant ledit affrontement, l’une des victimes a été touchée par une balle et a finalement succombé à ses blessures. Toutefois, les otages libérés ont été présentés à leur famille le 30 juillet dernier. L’opération de ces derniers a également permis de libérer un jeune garçon âgé de 20 ans. Il avait déjà passé 12 jours en détention. Dans  un communiqué publié par Rachid Hamoua, le sous-préfet de l’arrondissement de Martap, il a indiqué que deux preneurs d’otages ont été blessés par balles. Ces derniers sont en errance dans les villages de Martap, à la recherche de soins. Il appelle donc les populations à collaborer avec les forces de défense pour rattraper ces kidnappeurs.

Dans le Grand-Nord, l’on se félicite de ces arrestations  au moment où les prises d’otages meurtrières avec demandes de rançons s’y multiplient. Fort heureusement, des forces importantes sont déployées pour y remédier. Le BIR, avec son professionnalisme, son matériel de pointe et sa puissance de frappe dans ces régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, est parvenu par une certaine opiniâtreté et intelligence à réaliser un coup notable. Des moyens de surveillance aériens et des véhicules blindés ont en effet été mis à contribution pour traquer ces braconniers, coupeurs de route et preneurs d’otages qui ont profité de la frilosité des populations et ont longtemps semé la terreur dans la partie septentrionale. Pour autant, les militaires d’élites du Bir n’entendent pas s’arrêter là. «Tant que les Camerounais n’auront pas la liberté d’aller vendre leur bétail et rentrer sans se faire agresser, tant qu’ils ne pourront pas effectuer leurs travaux champêtres sans se faire enlever, tant qu’ils ne pourront pas aller en boîte de nuit s’amuser et rentrer à l’heure qui leur convient, notre mission exaltante ne sera pas achevée», nous a confié l’un d’eux.

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