Chefs traditionnels enlevés en zone anglophone. Paul Biya exprime sa sollicitude aux dignitaires relâchés

En sa qualité de « Fon des Fons », le Chef de l’Etat a été très touché par leur kidnapping dans la région du Sud-Ouest et a instruit aux autorités de tout mettre en œuvre pour leur libération. Et ils ont reçu de Paul Atanga Nji, le message de réconfort du Président de la République.

Marlyse ABENG

« Le Président de la République a fait du Cameroun un pays de paix et de liberté. Les Camerounais aiment la paix et la tranquillité. Donc il était question maintenant d’encourager les chefs traditionnels. Ils ont bravé la peur. Ils ont vaincu  les intimidations et aujourd’hui ils ont été libérés ». Le ministre de l’Administration Territoriale a fait cette déclaration à l’occasion de la réception de quatre des sept chefs traditionnels enlevés puis libérés le 31 juillet 2018 par les sécessionnistes, dans la région du Sud-Ouest. Il tenait surtout à leur apporter le message de réconfort du Chef de l’Etat Paul Biya. « N’oubliez pas que le Chef de l’Etat c’est le Fon des Fons dans le Nord-Ouest. Donc il a été très touché quand il a appris que les chefs traditionnels ont été kidnappés dans la région du Sud-Ouest. Et quand ils ont été kidnappés le Chef de l’Etat a instruit aux autorités de tout mettre en œuvre pour leur libération. Le Maire de Buea a mis sur pied une machine efficace. Ils ont été libérés », a fait valoir le ministre. Sur les huit chefs traditionnels kidnappés au mois de juillet dernier, un est malheureusement mort en captivité. Il s’agit de William Njie Mbanda du village Lysoka Moliwe. Les rescapés ont été reçus en audience par le Minat et le Premier ministre, chef du gouvernement.

Tortures

Les rescapés, à savoir leurs majestés les chefs Lieti Woloko de Woteva, Liteke de Maumu, Francis Molinga de Liwuh la Malale, Thomas Elinge Ndoto d’Ewili, Herman Njumbe de Wokwei, Philip Mokwa de Wokeka et Njoke Njombe Johnson de Wokaka, ont été remis en liberté après avoir subi des tortures morales et physiques intenses. Les ex-otages ont raconté leur séjour dans l’enfer des maquis terroristes. L’un d’eux, n’a pas résisté à l’envie de se déshabiller pour montrer à l’assistance des marques apparentes fraîches de torture sur son dos. « Ils ont vaincu la peur, la torture. Torturer un chef, le passer à tabac, rien ne peut justifier ce comportement des terroristes. Ils ont franchi le seuil de tolérance. Ils sont dans une aventure sans lendemain. Le Cameroun est un et indivisible. Les terroristes n’auront jamais les moyens de combattre l’Etat », a déclaré Paul Atanga Nji. Il a ajouté en direction des chefs traditionnels et de leurs populations que le Président Paul Biya est avec eux, les soutient et que le désordre ne passera pas.  D’après le Minat, les chefs traditionnels ont admis que le Chef de l’Etat est allé au-delà de ce que les enseignants et les avocats réclamaient et que par conséquent, rien ne peut justifier les actions terroristes.

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