Désarmement, Démobilisation et Réintégration. Faï Yengo aux commandes

Par un décret signé ce mardi 4 décembre du Président de la République, l’administrateur civil de classe exceptionnel a été porté à la tête de la structure créée vendredi dernier. Sa grande expérience dans le commandement territorial devra être un sérieux atout pour mettre efficacement sur les rails le CNDDR.

Charles ABEGA

Pour offrir un nouveau cadre et de nouvelles conditions d’accueil et de réinsertion aux repentis de la secte terroriste Boko Haram et aux membres des groupes armés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui souhaitent ardemment répondre à l’offre de paix formulée par le président de la République Paul Biya dans son discours d’investiture du 6 novembre 2018, Francis Faï Yengo, homme à poigne, suffisamment exercé dans le domaine du commandement territorial. Le tout premier Coordonnateur du Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration des ex-terroristes de l’Extrême-Nord et des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a eu le mérite d’occuper le poste de gouverneur dans pas moins de quatre régions et pas des moindres puisqu’il s’agit de l’Adamaoua, du Nord-Ouest d’où il est notamment originaire, du Centre et du Littoral. Ce natif du département du Bui, dans la région du Nord-Ouest, Francis Faï Yengo a vu le jour le 11 février 1955. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) depuis 1980. Passé le temps de l’émotion à la suite de sa désignation par le Président de la République, et les mots de gratitude qui meublent la circonstance, le promu a très vite pris la mesure de la mission qui est la sienne. « Je sais pouvoir compter sur l’appui de tous, car il s’agit d’un travail d’équipe pour qu’ensemble, nous puissions permettre à nos jeunes frères et sœurs de redevenir des Camerounais normaux ». Nous tenons là les premiers propos du Coordonnateur qui d’ailleurs, sait déjà cerner ses premiers challenges. « Nous allons œuvrer pour récupérer les armes qui se baladent un peu partout et particulièrement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il s’agira ensuite d’œuvrer à la réintégration des compatriotes des trois régions concernées. Cela n’est pas uniquement de la responsabilité du Comité, mais de tous les Camerounais de bonne volonté. »

Actuel président du Conseil d’administration du Bureau national de l’état-civil (BUNEC), Francis Faï Yengo s’est déjà fait la main dans le domaine de la gestion des situations de crise. En 1986, alors qu’il était tout jeune préfet du département de la Menchum, il avait déjà coordonné les lendemains de la catastrophe du lac Nyos qui avait fait un bilan de 2000 morts et de nombreux dégâts sur l’environnement. Il est donc clair que l’homme a le profil de l’emploi, il ne reste plus qu’à espérer que suivent bientôt des résultats concluants.

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