Forces de défense. Paul Biya immortalise Jacob Kodji

En guise d’hommage éternel, le chef suprême des Armées baptise la 37e cuvée de l’Ecole militaire interarmées (Emia) du nom de l’officier général tué lors d’un accident d’hélicoptère survenu le 22 janvier 2017 à Bogo, dans la région de l’Extrême-Nord.

Pierre NGOM

« La 37ème promotion de l’Ecole militaire interarmées a pour nom de baptême, Général de division Kodji Jacob » ! En prononçant cette phrase à la cour d’honneur de la brigade du Quartier général à Yaoundé, Joseph Beti Assomo s’adresse aux 257 élèves arrivés en fin d’un cursus de deux années. Ce 28 septembre 2018, le ministre délégué à la présidence de la République en charge de la Défense (Mindef) dévoile, par la même occasion, le choix de Paul Biya.

Selon les usages, c’est au cours de la cérémonie de triomphe des apprenants que le chef suprême des forces de défense camerounaises explique le sens de son choix. Toutefois, l’on peut supposer que le chef de l’Etat mise surtout sur la bravoure et les circonstances de la mort du général Jacob Kodji. Alors qu’il officiait comme commandant de la 4e région militaire interarmées (4e Rima) qui couvre la région de l’Extrême- Nord au Cameroun, ce produit de l’Emia (promotion Rigueur et Moralisation en 1985), rentrait d’une mission de supervision sur la ligne de front. Sur son chemin, il a été fauché par la mort, en même temps que quatre occupants d’un hélicoptère de l’armée camerounaise. Sa proximité avec les hommes de troupes, son courage, et son habileté tant au commandement qu’au combat en ont fait un officier supérieur à la fois respecté par les troupes et cité en exemple par la hiérarchie.

Fort de ses succès face à Boko Haram, il a été promu au grade de général de brigade le 13 août 2015. Il a été également porté à la tête de l’Opération Émergence 4 composée des forces du Bataillon d’intervention rapide (BIR), du Bataillon d’infanterie motorisé (BIM), du Bataillon d’artillerie, visant à repousser les combattants de Boko Haram hors du territoire camerounais. C’est ainsi que sous son commandement des centaines de combattants ont été neutralisé, des milliers de munitions saisies et des dizaines de bases arrière détruites. « Son exemple sera une source d’inspiration pour les futures générations de militaires de notre pays (…) Il avait su donner une réponse appropriée aux agissements de cette organisation barbare. Par le dispositif mis en place, il a permis de sécuriser la frontière avec le Nigeria, d’assurer une synergie entre les forces engagées dans le combat contre Boko Haram et de réduire, de façon significative, les attentats et les prises d’otages », déballait le chef de l’Etat au cours de l’oraison funèbre du disparu.

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