Insécurité. Un faux militaire interpelé à Yaoundé

Bien plus qu’une simple interpellation de vulgaire brigand, l’opération menée ce lundi au quartier Mvog-Ada fut un grand signal pour tout membre du crime organisé projetant des activités dans la capitale et ailleurs sur le territoire national.

Charles ABEGA

L’arrestation de ce lundi 15 octobre 2018 à Yaoundé vient après celle réalisée la semaine dernière à Douala, par les éléments de la Gendarmerie nationale, après plusieurs mois de filature par les services de renseignements généraux. La demoiselle d’à peine une trentaine d’années alors interpelée, se faisait passer pour un soldat de l’armée de terre en poste à Bamenda et qui serait tout juste permissionnaire pour des raisons de santé. Mais entre-temps, elle répandait maladroitement sur son passage, une propagande nocive, ayant pour but l’excitation à la violence, au soulèvement contre le gouvernement en place. Après sa mise aux arrêts et son exploitation, l’on découvrira en fait qu’elle fait partie d’un réseau naissant aux visées bien pernicieuses. Les autres membres du groupe, à l’instar de celui interpelé ce lundi à Yaoundé, tombent les uns après les autres dans les filets des Forces de Défense et de Sécurité.

En effet, leur action première est d’agir publiquement en marge du code éthique et moral de l’armée du Cameroun, se faisant pour ses éléments, dans le but de la décrédibiliser et surtout, de susciter au sein des populations un sentiment antirépublicain. C’est visiblement là la première phase de leur déploiement, en dehors de l’action armée qui elle, arriverait alors comme le clou d’une stratégie bien huilée, qui malheureusement bute contre le professionnalisme d’un système de défense bien en place, fidèle aux institutions républicaines, et sans égard pour tous les ennemis de l’ordre public, de la paix et du développement du Cameroun.

L’homme interpelé ce lundi à Yaoundé par des éléments de la section « Sécurité Militaire » (SEMIL), ne portait pas d’arme mais devrait certainement après exploitation, permettre d’étendre le coup de filet à d’éventuels complices qui pourraient encore se terrer ici et là dans nos villes et villages, nourrissant leur macabre et vil dessein.

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