Présidentielle 2018. Le DGSN sensibilise contre l’ingérence

Le patron de la police s’est ouvert aux militants du RDPC lors d’un meeting à Mbalmayo.

Pierre NGOM

Ce samedi 18 août 2018, le délégué général à la sureté nationale s’est voulu pédagogue face aux militants et sympathisants du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais (RDPC) venu prendre part à une réunion de préparation de la prochaine élection présidentielle qui se tenait à Mbalmayo.  « Je voudrais dire en quelques mots dans quel contexte nous sommes aujourd’hui, dans quel contexte nous allons faire la campagne du 7 octobre 2018. Les grandes puissances ne veulent pas nous laisser tranquilles. Ils veulent rester des donneurs d’ordre. Nous avons passé 26 ans à l’extérieur et je peux vous dire que le Cameroun est un grand pays », a déclaré Martin Mbarga Nguele.

« Nous avons des ennemis à l’intérieur et à l’extérieur. Vous avez suivi les déclarations d’un certain ambassadeur. De quoi se mêle-t-il peut-on se demander mais comme je l’ai dit, ce sont des gens qui veulent continuer à nous dominer. Nous devons donc faire attention. Nous devons faire attention parce que ces gens-là sont très malins. S’ils ne réussissent pas sur le plan militaire, ils veulent réussir d’une autre manière. On veut créer des problèmes entre les Francophones et les Anglophones ; c’est là où le département du Nyong et So’o doit faire attention », a mis en garde l’ancien ambassadeur du Cameroun en Espagne.

En clôturant la session parlementaire du mois de juin, le Président de l’Assemblée Nationale (PAN) avait aussi dit sa désapprobation face à cette situation. « Je ne saurais clore mon propos sans dire l’indignation, mais alors toute l’indignation de la représentation nationale, face aux ingérences d’où qu’elles viennent dans les affaires internes du Cameroun (…) Laissez les Camerounaises et les Camerounais décider de leur destin. Toute interférence ne peut être que manipulation et volonté de déstabilisation. Ce que je dénonce et condamne avec la dernière énergie du haut de cette tribune du peuple souverain », a martelé Cavaye Yeguie, en présence des chefs de mission diplomatique et des membres du gouvernement.

Pour le PAN, « à plus de 70 ans de parlementarisme et après près de 60 ans d’indépendance, le Cameroun doit pouvoir assumer librement la conduite de sa propre politique ». Et de préciser : « Nous disons oui à des relations de coopération saines et mutuellement bénéfiques mais nous réfutons toute tentative de manipulation de l’opinion. Laissez les Camerounaises et les Camerounais décider de leur destin. Toute interférence ne peut être que manipulation et volonté de déstabilisation. Ce que je dénonce et condamne avec la dernière énergie du haut de cette tribune du peuple souverain ». Aux Camerounais donc de rester vigilants et soudés derrière le Président Paul Biya, meilleur rempart face à cette volonté d’impérialisme.

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