Célébration de la Tabaski au Cameroun. La communauté musulmane pour la Paix et la stabilité

Ce 21 août a donc été pour toute la communauté musulmane vivant au Cameroun, l’occasion de se joindre aux fidèles de l’Islam à travers le monde entier, pour commémorer l’acte du sacrifice d’Abraham. Une occasion de se renouveler en l’Éternel et surtout de prier pour tous ceux qu’on aime.

Charles ABEGA

Paix, stabilité et prospérité sur tout le pays, voilà quelques-unes des préoccupations ayant fait l’objet d’intentions de prières ferventes et ardentes, élevées ce mardi 21 août 2018 dans la plupart des mosquées du Cameroun. Tout en célébrant selon les canons et exigences de l’Islam, les responsables religieux officiant au Cameroun ont voulu épouser le contexte sociopolitique et sécuritaire qui est celui des crises dans le Grand Nord avec Boko Haram, et les violences protéiformes imposées par les mouvements séparatistes dans les régions de Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis de longs mois, avec les bilans désastreux qui interpellent désormais l’ensemble de la communauté internationale.

Bouba Goïgoï, Imam principal du Complexe islamique de Tsinga à Yaoundé fait ici un résumé de son prêche, pendant la grande prière : « En ce jour de Tabaski durant lequel nous revivons l’acte d’Abraham, mon sermon tourne autour de deux points. L’unité et la préservation de la paix. Ainsi, je demande à Allah, au Seigneur, de faire du Cameroun un pays où règne toujours la paix. Un pays de prospérité, là où l’amour, l’entente et l’harmonie cohabitent entre les concitoyens, musulmans et d’autres croyants. Car sans paix, on ne peut rien. » La paix donc plus que jamais. Puisque c’est sur elle que tout peut être bâti de la manière la plus sûre, avec des promesses certaines de lendemains prospères. Ailleurs au pays, d’autres confrères de l’imam de Yaoundé ont évoqué la tolérance et l’acceptation mutuelle des uns et des autres dans nos différences, ou encore la capitalisation de la diversité de la carte socio anthropologique nationale, qui pourrait être pour ce pays, un atout majeur sur les chemins du développement et l’émergence.

Plusieurs politiques et autres Camerounais curieux et soucieux du vivre-ensemble se sont mêlés aux croyants, aussi bien pendant les instants de piété que lors des réjouissances populaires, loin des esplanades des mosquées. C’est ainsi que l’on surprendra un propos du ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary au sortir de la prière sur le site de Tsinga cité plus haut. Tout en fustigeant les forces obscurantistes qui ont décidé de jeter un voile malsain sur le Cameroun, il souhaite « …qu’Allah soit aux commandes. Qu’il soit la source d’inspiration et guide le Président de la République son Excellence Paul Biya. » Un vœu qu’il partagerait visiblement avec une très large partie de Camerounais.

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