Retrait de la CAN 2019. Le Premier Ministre prescrit l’apaisement

Passée la période de la confusion et du tout émotionnel qui a suivi l’annonce dévastatrice du vendredi 30 novembre 2018, l’heure est à la remobilisation en toute lucidité, avec toujours en trame de fond, le respect du chronogramme initialement transmis à la CAF.

Charles ABEGA

Légitime et naturelle ! Voilà autant d’épithètes qui pourraient qualifier la réaction du peuple camerounais après le retrait vendredi 30 novembre dernier par la Confédération Africaine de Football (CAF), de l’organisation de la 32e Coupe d’Afrique des Nations initialement prévue pour juin-juillet 2019 en terre camerounaise. Un peuple qui s’estime ainsi abusé après des années de mobilisation, de sacrifices et d’efforts conjugués sous la coordination du gouvernement. Et la conséquence directe de ce sentiment d’abus a été l’expression généralisée et multiforme des frustrations qui en découlent. Plusieurs Camerounais et pas seulement, ont alors engagé une sérieuse campagne de communication caricaturale sur l’organe faîtier du football africain et plus encore sur son président actuel, le Malgache Ahmad Ahmad. Ce dernier a hérité de tous les noms d’oiseaux de nos forêts pendant qu’une attitude de rejet de la CAF et de tout son management actuel s’élevait de cette cohue débridée à l’extrême.

En convoquant mercredi dernier la 22e session du Comité de pilotage de la CAN 2019 dans ses services, le Premier Ministre Philémon Yang tenait l’occasion de faire le point et surtout, une tribune idéale pour inviter tous les acteurs impliqués dans cette immense entreprise à plus de retenue et de détermination dans l’exécution des tâches qui sont les leurs. Après l’exposé du ministre des Sports et de l’Education Physique Pierre Ismaël Bidong Mpkatt portant sur la situation réelle des travaux, un tour de table objectif et de multiples échanges parfois heurtés, il a été recommandé de mettre un terme à toute entreprise ou communication visant à incriminer la CAF ou son président Ahmad Ahmad. Il faudrait plutôt établir un environnement collaboratif favorable pour un succès encore plus retentissant de la CAN 2021. Il n’est donc plus question de procédures devant de quelconques tribunaux ou d’animosité à entretenir vis-à-vis du partenaire CAF.

Par ailleurs, il a été adopté une proposition d’inventaire de tous les chantiers et prestations en cours afin de ne retenir que les priorités et d’éviter des pressions superflues sur les ressources financières nationales. La poursuite des chantiers est exigée et leur livraison fixée pour la fin du mois de mars 2019. De même, il a été décidé que des démarches seront engagées officiellement en collaboration avec les dirigeants de la CAF, pour une acceptation de l’offre de report de la CAN de 2019 à 2021.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

treize − sept =