Société. Intégration politique des jeunes

Ils peuvent prendre part au processus électoral dès l’âge de 20 ans et il faut reconnaître que l’engouement est bien manifeste à l’approche de chaque échéance électorale. Comme une fierté affichée de vouloir participer à la prise de décision, à l’amélioration de la qualité de vie dans leur société, les jeunes Camerounais ne se contentent plus seulement de discours, ils sont bel et bien des acteurs majeurs de la scène politique nationale.

La liberté de ton est bien venue de la diaspora, avec une vague d’agitateurs et d’activistes répertoriés principalement sur la toile et qui vendaient eux, une propagande malsaine, incitant à la haine des institutions et de ceux qui les incarnent. Pourtant, tout à côté, issue de la même diaspora, une autre jeunesse, plus intelligente, plus posée et patriote, élève un discours rapidement transformé en actes sur le terrain. Depuis près d’une décennie, la diaspora camerounaise contribue aux côtés des autorités gouvernementales, à la mise en route de plusieurs actions de développement, sans pour autant affichée d’entrer la tunique d’une quelconque chapelle politique. A travers fora, colloques et autres séminaires sur des domaines sensibles tels que l’économie numérique, les énergies renouvelables, la bonne gouvernance, etc. la jeunesse camerounaise, vivant à l’étranger ou basée au pays, participe avec la manière à la gestion de la cité.

En ce qui concerne le militantisme et les plateformes politiques, elle est bien visible. Le Rdpc au pouvoir a longtemps cessé d’exercer un quelconque monopole avec le multipartisme exacerbé dans lequel le pays s’est lancé. 305 partis politiques légalisés à ce jour ! Une véritable performance qui dénote donc de cette envie de tribune, de cette quête d’espace d’expression dans cette agora qui parfois peut se faire étouffante. Et la période électorale dans laquelle nous nous trouvons va relancer cette virilité de la jeunesse avec les candidatures annoncées de l’universitaire Cabral Libii, Corantin Talla (ancien général Schwarzkopf pendant les années de braise à l’université de Yaoundé actuellement exilé aux Etats-Unis), Olivier Bilé lui aussi universitaire et à sa deuxième expérience, puis, Serge Espoir Matomba. Autant de jeunes qui ne viennent pas que pour se faire un nom ou de la figuration. C’est la manifestation même de la volonté d’un homme et de son système à écouter sa jeunesse, à la conscientiser sur le rôle à jouer dans un avenir certainement déjà très présent.

Serge Biyina

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