Assemblée générale de la FECAFOOT. De nouveaux textes adoptés

Les débats ont tenu sur une longue et éprouvante journée mais ont fini par aboutir sur l’adoption des nouveaux textes.

Charles ABEGA

C’est donc finalement en toute fin de journée qu’ont été clos les travaux de l’assemblée générale de la Fédération Camerounaise de Football au Centre d’excellence de la Confédération Africaine de Football situé à Mbankomo, une périphérie de la capitale Yaoundé. Initialement prévue pour le 27 septembre dernier, la tenue de ces travaux a dû être repoussée afin de respecter l’agenda politique national et précisément la présidentielle du 7 octobre dernier.

Alors ce mercredi 10 février, les 78 délégués convoqués ont planché avec attention sur les nouveaux statuts à adopter, le code électoral, le régime financier et le code éthique de l’instance faîtière du sport-roi au Cameroun. Parallèlement, cette assemblée générale est pour les membres du comité de normalisation, l’occasion de s’intéresser aux questions des statuts-type des ligues décentralisés et des ligues spécialisées. Déjà, c’est à 42 voix pour et 18 contre que les nouveaux statuts ont été adoptés. Avec ces nouveaux statuts, on devrait en principe aboutir aisément sur l’élection d’un nouveau bureau pour la Fédération Camerounaise de Football. Et ce serait même la principale mission assignée au comité de normalisation nommé depuis août 2017. Ces statuts toilettés ont notamment permis de virer le TAF (Tribunal Arbitral du Football) adopté en 2014 par le précédent Comité de normalisation dirigé par le Pr Joseph Owona.

Le processus électoral aura également fait l’objet de révision avec désormais une assemblée générale de 78 délégués au lieu des 92 précédents. La Ligue de football professionnel, autrefois représentée par vingt délégués représentant les clubs de première et de deuxième division (12 et 8), devra aujourd’hui se contenter de dix à savoir six pour la première division et quatre pour la D2. Autre révolution, le passage du scrutin de liste au scrutin uninominal, et pour être candidat à un poste, il faudra « avoir joué un rôle actif dans le football en qualité de promoteur d’une équipe ou d’une école de football, joueur et ancien joueur, entraineur, arbitre, médecin sportif, officiel d’un club de football, journaliste sportif, membre d’une association de corps de métier du football », énonce l’alinéa 1 de l’article 36 sur les conditions d’éligibilité. Alors que l’alinéa 2 poursuit : « tout candidat doit être parrainé par cinq (05) délégués à l’Assemblée générale de la Fécafoot. Un délégué ne peut parrainer plus d’un candidat pour chacune des Ligues régionales représentées au Comité exécutif et pour le représentant des corps de métier ».

Me Dieudonné Happi, actuel président du Comité de normalisation, conclut après les travaux : « Nous avons besoin de laisser en héritage une institution qui fonctionne dans l’efficience, l’efficacité et la bonne gouvernance, au service des footballeurs, des acteurs du football et pour la renommée de notre pays. » Il ne reste donc plus qu’à espérer l’entrée dans une nouvelle ère, avec des institutions plus crédibles et plus efficaces pour notre football.

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