Exit l’organisation de la CAN 2019. La construction des infrastructures se poursuit

Après la décision complètement insensée et sans fondement logique du président Ahmad Ahmad de la Confédération Africaine de Football, portant sur le retrait de l’organisation de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations 2019 au Cameroun vendredi 30 novembre dernier, le peuple tout entier est debout et maintient avec sérénité, le cap vers l’émergence.

Charles ABEGA

Ce lundi matin, aucun signe de ralentissement et encore moins de démobilisation sur les différents sites de travaux à travers le pays. Précisément sur les chantiers directs de la CAN, les ouvriers et autres contrôleurs des travaux semblent aujourd’hui plus que jamais déterminés à tout livrer dans les délais fixés par le cahier des charges de la Caf, comme si la compétition se tiendrait toujours sur le sol camerounais en juin 2019. Et comme pour donner le ton, le Président de la République a présidé lui-même dimanche 2 décembre dernier, la finale de la Coupe du Cameroun qui marque la fin de la saison sportive, dans une totale communion avec son peuple, sans ombre au visage.

Un tour des sites en travaux est plus qu’édifiant. Au Complexe sportif Paul Biya d’Olembé à Yaoundé, Sam Thamin maintient la même pression sur ses équipes qui ont déjà posé près de 80% de la toiture du stade principal, avec environ 70% des sièges sur les gradins longtemps achevés. Les stades annexes devant accueillir les équipes pour les entraînements pendant la Can sont prêts avec leurs tribunes de deux mille places chacun. La pépinière du gazon est plus que jamais en excellent état, attendant juste que les dernières grues libèrent l’ultime espace de l’ère de jeu pour le transfert. On a par ailleurs pu vérifier que le Stade omnisport Ahmadou Ahidjo est plus que jamais prêt à accueillir les multiples acteurs, dans toute son intégralité. Les différents hôtels désignés continuent leur toilette tandis que sur les sites des nouveaux en construction, le rythme des travaux est resté exactement le même.

À Douala, de Japoma pratiquement achevé à Bonamoussadi en passant par Bépanda et Mbappè Leppé, tout se peaufine avec la même attention et la même célérité. Limbé dans le Sud-Ouest, Bafoussam dans l’Ouest et Garoua dans le Nord continuent d’attendre la Can avec le même engouement et une égale fierté. La fierté d’être Camerounais tout simplement, vainqueur dans tous les combats, malgré l’adversité, et la taille de l’adversaire. Alors, le pays continue sa sereine marche vers son émergence, en menant tranquillement la construction de ses nombreuses infrastructures, impliquées dans la Can ou pas, mais destinées indubitablement à mener le pays vers cet essor pour lequel tant de sacrifices ont été consentis.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

vingt − huit =