Fédération Camerounaise de Football. Seydou Mbombo Njoya prend les commandes sur fond de polémique

Après le décompte des votes et l’annonce des résultats par le comité de normalisation coordonnant les élections, les premiers mots du nouvel élu sont pour remercier aussi bien ceux qui l’ont élu que les différentes parties prenantes à ce processus électoral, ainsi que le gouvernement pour sa gestion intelligente du long processus de normalisation, collégialement avec la CAF et la FIFA.

Charles ABEGA

Si sa candidature a amplement nourri la polémique parce que prétendument soutenue par le comité de normalisation dont la neutralité se devait d’être de mise, Seydou Mbombo Njoya se dit ouvert à tous, pour une gestion optimale de notre football. C’est donc avec 46 voix sur les 66 exprimées, contre 17 seulement pour l’ancien lion indomptable Joseph Antoine Bell, son principal adversaire, que le fils du sultan roi des Bamouns accède à la plus haute fonction de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT). Ancien vice-président de la fédération, ancien président de Fédéral du Noun, et ancien directeur du bureau CAF de Yaoundé, il connaît bien la maison et est suffisamment imprégné de la réalité dramatique dans laquelle baigne aujourd’hui le sport-roi au Cameroun, ceci depuis plus de deux décennies, à cause d’un défaut de management professionnel. Et c’est certainement fort d’une expérience incontestable et après l’observation minutieuse de ce tableau, que le nouveau président élu annonce une mandature sous les contraintes de l’éthique et de la bonne gouvernance, avec une totale transparence à tous les niveaux de la gestion de la chose footballistique camerounaise.

Dans son projet et sa profession de foi déployés pendant la campagne, et sous le slogan, « Ensemble pour le changement », l’on aura déjà retenu dans la même veine, la promesse de développer tous les aspects du football local en accordant une place de choix aux principaux acteurs. Outre le management, il disait vouloir moderniser la formation, le football amateur, le football professionnel, le football féminin, le football jeunes, le futsal, le Beach soccer, la médecine sportive ou encore les infrastructures. Par ailleurs, un accent particulier devrait être mis sur la gestion des Lions Indomptables, équipe fanion du football camerounais et véritable symbole pour le continent africain. Un challenge considérable donc pour le nouveau président qui pourra sûrement déjà compter sur le conseil de son sultan de géniteur qui, de 1961 à 1964, a lui-même été président de ladite fédération. En outre, de façon apparente atour de lui, Gilbert Kadji promoteur de la Kadji Sport Academy (KSA), Samuel Eto’o fils, dont le nom apparait de plus en plus dans les coulisses de la gestion du football camerounais, comme le parrain d’une nouvelle mafia.

Du coup, quelques minutes seulement après son plébiscite, et même déjà avant le jour du scrutin, le discrédit était déjà jeté sur cette candidature, avec des menaces d’attaque au Tribunal arbitral du sport en cas de victoire. Et visiblement par anticipation, des démarches avaient déjà été entreprises en amont, pour détruire devant le TAS et à la force de la règlementation, ce que les uns et les autres qualifient de malhabile parodie.

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