Organisation de la CAN 2019. Le Maroc annule officiellement sa candidature

Les autorités marocaines ont rejeté officiellement ce jour, la possibilité de l’organisation de la CAN 2019 récemment retirée au Cameroun. Un état de choses qui n’est pas pour arranger les choses au sommet de la CAF.

Charles ABEGA

Le deadline concernant l’enregistrement des nouvelles candidatures à l’organisation de la CAN 2019, a été fixé par la Confédération Africaine de Football pour ce vendredi 14 décembre 2018, tandis que le nouveau pays organisateur devant remplacer le Cameroun au pied levé sera quant à lui connu le 9 janvier 2019, à l’issue d’une réunion du comité exécutif de la CAF prévue à Dakar au Sénégal. Et en termes de candidatures annoncées jusqu’à ce mercredi 12 décembre au matin, le Maroc figurait bien en haut de la liste, avec visiblement, plusieurs contacts bien profonds établis avec l’équipe du président Ahmad Ahmad. L’annonce du ministre des sports du royaume chérifien paraît donc comme une nouvelle brutale pour la CAF qui semblait prendre beaucoup de plaisir à retirer l’organisation de la plus grande fête sportive du continent au Cameroun. Les dirigeants de l’instance faîtière du football africain affichaient une attitude à la limite condescendante, laissant croire qu’en le Maroc, l’on tenait une alternative bien solide.

Tout est donc quasiment à refaire à deux jours de l’expiration de l’appel à candidatures. Surtout que d’une part, la candidature sud-africaine est fortement compromise par des réserves émises par le parlement de ce pays qui estime que le pays de Nelson Mandela a sur la table, des préoccupations fortes qui requièrent tous les efforts de la nation. L’avis des parlementaires de la Nation arc-en-ciel pourrait donc également dans les prochaines heures, présider définitivement à l’annulation des intentions de certains dirigeants sud-africains. Il y a par ailleurs l’évocation du Congo-Brazzaville pour remplacer le Cameroun mais là encore, rien de bien élaboré. Les autorités de la CAF disent avoir reçu l’intention des responsables de la fédération congolaise de football, pendant que les responsables politiques démentent formellement toute prétention à remplacer au pied levé le Cameroun.

L’on constate donc que c’est la CAF qui se retrouve pratiquement dos au mur, sans véritablement alternative, à environ six mois de la 32e CAN. Rappelons que c’est en 2014, sous la présidence du Camerounais Issa Hayatou, que les trois prochaines CAN avaient été attribuées respectivement au Cameroun pour 2019, la Côte d’Ivoire pour 2021 et la Guinée pour 2023.

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