Fédération Camerounaise de Football. Les challenges de Seïdou Mbombo Njoya

Réconcilier tous les acteurs et redorer l’instance fédérale du football camerounais seront les principaux champs de bataille du nouveau président de la Fecafoot.

Aziz ABDELAZIZ  

Depuis mercredi dernier, il préside désormais aux destinées de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) pour les quatre prochaines années. Passée les remous et les émotions du scrutin, place désormais au travail. Et du boulot, le nouveau commandant de bord du navire Fecafoot en aura pour mettre véritablement à profit son slogan « Ensemble pour le changement ».

Parmi ses premiers combats, il faudra véritablement changer l’image négative de la Fecafoot. Celle d’un foyer confortable aux malversations financières des plus diversifiées et des actes de corruption qui lui collent à la peau. A ceci s’ajoute, les effectifs pléthoriques du personnel pris en charge du côté de Tsinga. Ainsi, il sera question de mettre en valeur la compétence, l’éthique dans la gouvernance. Ceci passe notamment par l’élaboration d’un plan directeur de développement du football camerounais associée à une meilleure gestion de la machine administrative et financière.

Sur un plan purement compétitif, il faudra briller autant en clubs qu’en sélections nationales sur la scène internationale. A court terme, il faudra surtout gérer les qualifications pour la CAN Total 2019 chez les A et ceux de la CAN U-23 chez les espoirs. Toujours dans la même veine, la sélection féminine espère bénéficier d’une préparation de qualité pour représenter dignement le pays à la prochaine coupe du monde en France, tout comme les cadets, qualifiés pour la CAN de la catégorie.

Aussi, il faudra repenser la philosophie soutenant le football local de la base à l’élite. Excepté les fulgurances de la sélection nationale fanion, le football camerounais a mal dans le développement de son football. Un panorama qui rime avec l’apathie de la Direction technique nationale de football qui pour missions principales d’élaborer, d’appliquer et d’adapter continuellement la politique nationale en matière de football. Une philosophie qui doit irriguer les acteurs se recrutant de la base à l’élite dans un souci d’efficacité, de compétitivité et de régularité du football camerounais en termes de performances (en clubs comme en sélections nationales). Par-dessus tout, il sera question de repenser, voire de renforcer son fonctionnement et la doter de toute la batterie de moyens (humains, logistiques, financiers) nécessaires à son opérationnalité.

Coutumier des générations spontanées au sien de la sélection nationale fanion, le Cameroun peine dans le suivi des joueurs de la base au sommet. La faute à l’absence criarde d’une organisation du football jeune à toutes les échelles. Organiser véritablement ce pan du foot national relève d’une importance primordiale. Premier champion d’Afrique de Beach soccer en 2006, la discipline peine à se frayer un chemin dans les habitudes des Camerounais et des Camerounaises. Il en est de même du Futsal. Des disciplines périphériques du football dont il faudra rationnellement planifier la vulgarisation.

Quid de la Ligue de football professionnel du Cameroun et son archaïque professionnalisme ? Seidou Mbombo Njoya devra véritablement œuvrer pour la professionnalisation du football d’élite. Cela implique notamment la recherche de ressources de financement, la protection des joueurs et entraîneurs, ou encore la mutation structurelle des clubs. Le nouvel exécutif de la devra mener aussi à terme, voire concrétiser, le projet de siège de la Fecafoot. Des chantiers qui nécessitent pour autant la cohésion et la convergence de tous les acteurs de la famille du football camerounais. Un aspect faisant partie des priorités de l’ancien président de Fédéral Fc du Noun.

 

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